Déficit en viandes rouges : La solution passe-t-elle par les coopératives ?

Pendant le Ramadan, la consommation de viandes rouges connaît une forte hausse. Pour répondre à la demande, l’État recourt à l’importation, mais cette solution reste provisoire.
Selon Fateh Afrit, membre du Conseil interprofessionnel des viandes, la véritable réponse au déficit de production réside dans le développement de la production locale et la création de coopératives spécialisées.
Invité dimanche de la Chaîne 3 de la Radio nationale, Afrit a rappelé que malgré le pic de consommation, le marché reste régulé et les prix stables. Toutefois, il a souligné qu’un déficit annuel d’environ 50 000 tonnes persiste, compensé par les importations.
Pour lui, la clé est d’encourager les éleveurs à investir dans la filière viande, notamment en introduisant des races bovines spécialisées dans la production de viande, alors qu’actuellement les élevages se concentrent sur la filière laitière. Il plaide également pour la modernisation des fermes, afin d’obtenir des résultats comparables à ceux de l’agriculture maraîchère.
Afrit propose en outre la création de salons spécialisés dans la viande rouge, organisés deux fois par an dans chaque wilaya, afin de sensibiliser les professionnels et orienter les investisseurs.
Selon lui, les coopératives permettront non seulement de réguler le marché et d’assurer la traçabilité des produits, mais aussi de stimuler l’investissement et de renforcer la sécurité alimentaire nationale.
D.Z
