Centre anti-cancer d’El Hassi : 1.465 malades pris en charge en radiothérapie au premier semestre 2023

Selon le chargé de communication du centre des cancéreux « CAC » d’El Hassi, on apprend que plus de 1.465 malades ont été admis pour des séances de radiothérapie durant le premier semestre de cette année.
Un traitement qui consiste à agir directement sur la tumeur ou la région où elle est située dans le but d’éliminer les cellules cancéreuses. Toutefois cela reste insuffisant, selon les déclarations d’un médecin spécialiste. D’autres oncologues nous expliquent que le CAC d’El Hassi couvre une grande partie de l’Ouest algérien prenant en charge des enfants et des adultes qui viennent de toute la région. « Mais cela reste insuffisant à cause du matériel dont nous disposons au niveau du CAC », regrettent-ils. Ces derniers indiquent que « le risque des pannes des appareils pouvant survenir à tout moment suite à leur forte utilisation, prend le malade en otage et crée, à notre niveau, nous en tant que médecins, une vraie panique ». D’un autre côté, un autre oncologue nous révèle « qu’un traitement interrompu ou suspendu en radiothérapie peut être l’une des causes de récidive de cette maladie ». Il met également en évidence les contraintes de déplacement des malades d’une wilaya à l’autre qui peut avoir des conséquences graves alors que les rendez-vous restent très espacés. Il importe de souligner, et selon la cellule de communication du CAC, que deux appareils accélérateurs sont en voie d’être acquis pour cette année. Un apport qui permettra une meilleure prise en charge des malades apprendra-t-on de cette même source. Par ailleurs, on apprend que le projet de numérisation des dossiers des malades pris en charge en radiothérapie est toujours en cours. Une opération, explique-t-on, qui a débuté en mai dernier pour être clôturée à la fin de cette année 2023, « ce qui permettra de mieux gérer les rendez-vous et les dossiers des malades ainsi que leur prise en charge alors que le projet a atteint les 50% ». Il importe, toutefois de rappeler qu’Oran attend toujours la finalisation du projet de l’institut du cancer, lancé voila plus de cinq années alors que les travaux devaient théoriquement durer au plus deux années. Néanmoins, la tutelle insiste sur la réception rapide de cet institut dont la fonction ne s’arrêtera pas uniquement à la prise en charge des cancéreux. Il comportera aussi le volet recherche sur la maladie et sera chargé de la formation en post-graduation spécialisée.
Zemmouri.L
