USTO: Les restos U passés au peigne fin

Sous les orientations du Pr Ahmed Hamou, directeur de l’université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf, une visite de terrain a été effectuée au sein des restaurants des résidences universitaires Zeddour Ibrahim Belkacem C1 (garçons) et C6 (filles), conformément aux instructions du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

L’objectif de la mission, conduite par le Pr Zoubai El Hadi, vice-recteur chargé de la pédagogie, est d’évaluer les conditions de préparation et de distribution des repas, vérifier la qualité nutritionnelle des menus, contrôler le respect des normes d’hygiène et de santé publique, et s’assurer de l’application stricte des textes réglementaires encadrant la restauration universitaire. La délégation a inspecté les cuisines, les chambres froides, les espaces de stockage, les chaînes de distribution ainsi que les registres de suivi sanitaire.
Sur place, le directeur des œuvres universitaires de Bir El Djir, Messoudani Mohamed, accompagné des responsables des deux résidences, a présenté l’organisation interne, les capacités journalières de production et les procédures de contrôle mises en œuvre. Les discussions ont également porté sur les circuits d’approvisionnement, la traçabilité des produits et les mécanismes de prévention contre les intoxications alimentaires.
À l’échelle nationale, la gestion de la restauration universitaire relève de l’Office national des Œuvres universitaires (ONOU). Le réseau compte environ 66 directions des œuvres universitaires, plus de 460 résidences universitaires et près de 560 restaurants, assurant quotidiennement la distribution de près d’un million de repas au profit de plus de 400 000 étudiants résidents. Les repas sont proposés à un tarif symbolique fortement subventionné par l’État, représentant un effort budgétaire conséquent dans un contexte d’augmentation continue des effectifs universitaires.
En 2026, un nouveau mécanisme national d’approvisionnement a été déployé afin de sécuriser la qualité et la régularité des denrées alimentaires, avec une contractualisation directe auprès d’entreprises publiques pour l’approvisionnement en viandes, produits laitiers, fruits et légumes. Cette réforme vise à réduire les ruptures de stock, améliorer la qualité des produits servis et renforcer la transparence dans la gestion des marchés.
À Oran, pôle universitaire majeur de l’Ouest algérien, la pression sur les structures de restauration est particulièrement forte lors des périodes de rentrée, d’examens ou durant le Ramadhan. Les résidences Zeddour Ibrahim Belkacem figurent parmi les plus importantes en capacité d’accueil dans la wilaya, ce qui rend le suivi régulier des prestations stratégique pour préserver la stabilité sociale au sein des campus.
Au-delà de l’aspect alimentaire, la restauration universitaire joue un rôle central dans la réussite académique. Pour de nombreux étudiants issus de familles modestes ou venant de wilayas éloignées, elle constitue un soutien essentiel, réduisant les charges financières et garantissant un minimum de sécurité alimentaire. La qualité des repas, leur régularité et le respect des normes sanitaires influencent directement les conditions d’étude et le climat général dans les résidences.
Ces dernières années, les autorités universitaires ont intensifié les contrôles sanitaires, modernisé progressivement les équipements de cuisine, introduit des procédures de traçabilité plus strictes et encouragé la mise en place de mécanismes de signalement permettant aux étudiants d’exprimer leurs préoccupations. Cette approche traduit une volonté de gouvernance plus transparente et plus réactive.
O.A Nadir

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