Saison estivale: Une aubaine pour les agences de location de véhicules

Ces derniers jours, il est devenu difficile à Oran de trouver un véhicule à louer en raison de la forte demande enregistrée depuis le début de la saison estivale, notamment par les Algériens issus de la communauté algérienne établie à l’étranger.
Ces derniers ont recours à la location pour leurs déplacements ou pour se rendre dans les plages, parfois situées en dehors de la wilaya d’Oran. Un besoin qui a naturellement entrainé un impact sur les prix alors que les rares agences existantes peinent à répondre à la demande, beaucoup ne disposant pas d’un nombre suffisant de véhicules. «C’est mon deuxième voyage cette année à Oran. En février dernier, j’ai payé 3.500 DA par jour pour louer un véhicule pendant 10 jours. Cette fois-ci, je suis revenu chez la même agence, mais hélas, les véhicules n’étaient pas disponibles», nous confie Houari, un Algérien établi en France. Concernant les solutions, Houari n’a pas eu d’autres alternatives : «Le propriétaire de l’agence m’a expliqué qu’il n’y avait pas de véhicules, mais d’un autre côté, il m’a informé de la disponibilité d’une voiture à 9.000 DA par jour, ce qui est extrêmement cher», ajoute-t-il.
Selon le gérant d’une agence de location de véhicules située dans le quartier des Amandiers, la saison estivale est très importante pour augmenter leur chiffre d’affaires : «Il y a également des visiteurs qui viennent d’autres wilayas et veulent louer une voiture pour faire un tour en ville ou se rendre à la plage. A cela s’ajoutent les Algériens établis à l’étranger. Donc c’est un marché juteux actuellement, et notre carnet de commandes ne désemplit pas. La durée de la location varie entre une journée et un mois, et les tarifs varient également, selon le type de véhicule et la distance à parcourir».
Notons qu’il y a quelques années, plusieurs agences de location de véhicules ont ouvert leurs portes dans le cadre du dispositif d’appui aux jeunes par l’État. Mais beaucoup n’ont pas poursuivi leurs activités pour différentes raisons, dont le non-renouvellement de leur parc de véhicules et l’augmentation des prix des pièces de rechange.
Hamza. B
