Intoxication alimentaire dans un restaurant à Aïn El Turck : Le propriétaire condamné à 4 ans ferme
Poursuivi pour mise en vente de produits alimentaires impropres à la consommation ayant entraîné le décès d’une personne, ainsi que pour commercialisation de denrées périmées, le mis en cause a vu sa sentence s’alourdir. Condamné en première instance à trois ans de prison ferme, il a écopé de quatre ans lors de son procès en appel.
Les faits se sont déroulés dans la station balnéaire d’Aïn El Turck le 21 octobre 2017. À cette date, les services de sûreté urbaine avaient été alertés par l’admission de huit personnes à l’hôpital local, toutes présentant des signes graves d’intoxication. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces victimes venaient de dîner dans un établissement appartenant à A.M. Placés en observation en raison de la précarité de leur état de santé, ces patients ont fait l’objet d’une surveillance accrue. Malheureusement, le lendemain, l’un d’entre eux, M.L., a succombé, alors que ses compagnons avaient pu quitter l’établissement plus tôt.
Face à la gravité de la situation, le médecin ayant pris en charge les victimes a sollicité l’intervention de la police pour rappeler tous les patients sortis prématurément, expliquant que leur pronostic vital demeurait engagé. Ces derniers sont alors retournés à l’hôpital pour y être de nouveau hospitalisés.
L’enquête judiciaire et les investigations techniques, notamment l’analyse des denrées utilisées dans ce restaurant, ont révélé que les produits étaient totalement impropres à la consommation humaine. Les expertises ont mis en évidence la présence d’une bactérie dangereuse après l’examen d’échantillons par le service de la police scientifique de la sûreté de wilaya d’Oran.
Auditionnées, les victimes ont confirmé avoir consommé du couscous à la viande ainsi que des grillades chez le prévenu. Interrogé à son tour, ce dernier a soutenu que la viande et le couscous lui avaient été fournis depuis El Bayadh par son beau-frère. Présenté devant la barre du tribunal criminel d’appel, il a nié les faits qui lui sont reprochés. Toutefois, les conclusions accablantes du rapport de la police scientifique ont pesé lourdement contre lui, d’autant que l’intéressé est déjà détenu pour une affaire similaire. Rappelant le manque flagrant d’hygiène constaté au sein de l’établissement, le parquet a requis une peine de sept ans de réclusion criminelle à l’encontre du prévenu.
Z.L
