Commission des stupéfiants de l’ONU : L’Algérie alerte sur le cannabis hybride
En marge de la 69ᵉ session de la Commission des stupéfiants des Nations Unies (CND) tenue à Vienne du 9 au 13 mars, l’Algérie a organisé une rencontre consacrée aux risques liés au cannabis hybride. Placée sous le thème « Cannabis hybride : un danger croissant pour la santé publique et la sécurité nationale », cette initiative a été pilotée par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT).
La rencontre a été ouverte par l’ambassadeur représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies à Vienne, Larbi Latrèche, en présence d’ambassadeurs, de diplomates étrangers, de membres des délégations participant aux travaux de la CND, ainsi que de représentants de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).
Sous la supervision de l’ONLCDT, des experts issus du ministère de la Justice, du ministère de la Santé et de la Gendarmerie nationale ont présenté des analyses mettant en évidence l’évolution inquiétante du taux de THC dans le cannabis introduit illégalement en Algérie par ses frontières ouest. Ces résultats montrent une hausse significative de la teneur en substance psychoactive, rendant ce type de cannabis particulièrement dangereux pour la santé mentale et physique, notamment chez les jeunes, principaux consommateurs.
Les intervenants ont également souligné les risques sécuritaires liés à la prolifération du cannabis hybride et son impact sur la stabilité publique. Ils ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation nationale globale, adaptée à l’ampleur des menaces, et d’une lutte renforcée contre les réseaux de trafic qui cherchent à inonder le territoire de cette drogue.
La réponse des autorités algériennes repose sur une approche intégrée combinant mesures coercitives et préventives, accompagnement sanitaire, soins et réinsertion. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre du plan national de prévention contre les stupéfiants et substances psychotropes (2025-2029), adopté en avril 2025 sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
La session a également été marquée par l’installation d’un groupe d’experts multilatéral chargé d’élaborer des recommandations pour renforcer l’application des accords internationaux de contrôle de la drogue. En reconnaissance du rôle actif de l’Algérie dans la prévention et la coopération internationale, un expert algérien a été désigné pour représenter le continent africain au sein de ce groupe. T. Feriel
