Depuis le début du Ramadhan: Plus de 500 poches de sang collectées au CHUO

La banque de sang du CHU Oran, a réussi à collecter plus de 500 poches de sang depuis le début du Ramadhan, grâce à la mobilisation des citoyens et à la coordination des associations locales. Cette opération témoigne d’un élan de solidarité remarquable et de l’efficacité des campagnes de sensibilisation menées sur le terrain.
Ces collectes ont été rendues possibles grâce à l’engagement d’associations et d’organisations actives qui ont multiplié les campagnes de don dans plusieurs espaces publics très fréquentés.
Les mosquées et les places publiques ont notamment servi de lieux privilégiés pour sensibiliser les citoyens et les encourager à participer à cet acte humanitaire.
Cette mobilisation contribue ainsi à répondre à une demande importante dans les établissements hospitaliers, où le sang demeure un produit vital indispensable pour de nombreuses interventions médicales. Les poches collectées sont utilisées lors d’opérations chirurgicales programmées, mais également dans des situations d’urgence impliquant des victimes d’accidents de la route, d’accidents de travail ou encore des femmes enceintes nécessitant une césarienne.
Par ailleurs, la demande en plaquettes sanguines reste particulièrement élevée, notamment pour les patients atteints de cancer qui ont besoin de transfusions régulières dans le cadre de leur traitement. La disponibilité de ces produits sanguins constitue donc un enjeu majeur pour le bon fonctionnement des services hospitaliers.
Au-delà de son importance pour les malades, le don de sang représente également une opportunité pour les donneurs de s’informer sur leur état de santé. En effet, chaque prélèvement est soumis à des analyses dans les laboratoires hospitaliers afin de vérifier la qualité du sang et de détecter d’éventuelles anomalies. Les donneurs laissent ainsi leurs coordonnées afin d’être contactés si un problème est identifié, ce qui permet de les orienter vers une prise en charge médicale si nécessaire.
Des conditions sine qua non
Cette démarche revêt une importance particulière dans un contexte où la consultation médicale préventive reste encore peu répandue. Le don de sang peut ainsi constituer une forme indirecte de dépistage pour certaines personnes.
Il convient toutefois de rappeler que le don de sang est soumis à plusieurs conditions visant à préserver la santé du donneur. Celui-ci doit être en bonne santé, peser au moins 50 kilogrammes et présenter une tension artérielle normale. Certaines situations peuvent également constituer une contre-indication temporaire, notamment la réalisation récente d’un tatouage ou la présence de maladies susceptibles d’être aggravées par le don.
De plus, un délai minimum doit être respecté entre deux dons afin de garantir l’équilibre physiologique du donneur. Ce délai est généralement de trois mois pour les hommes et de quatre mois pour les femmes. Les personnes qui le souhaitent peuvent également intégrer un registre de donneurs réguliers et participer volontairement aux campagnes organisées tout au long de l’année, jusqu’à l’âge limite fixé à 65 ans.
Les professionnels de santé rappellent par ailleurs que le don de sang peut présenter certains bienfaits pour l’organisme. Il contribue notamment au renouvellement de la circulation sanguine, stimule la production de nouvelles cellules sanguines par la moelle osseuse et peut aider à réduire l’excès de fer dans le sang.
Dans ce contexte, les associations et organisations caritatives poursuivent leurs actions de sensibilisation et de collecte en coordination avec les établissements de santé. L’objectif est notamment d’encourager les jeunes à adopter le don de sang comme un geste citoyen régulier, afin d’assurer la disponibilité permanente de ce produit vital et de renforcer l’esprit de solidarité qui caractérise la société algérienne.
K.B
