Ahlam Salama, comédienne, à Algérie Presse : Ma scène dans « Police flash 80 »

Propos recueillis par Nadir O.A

À l’affiche de « Police flash 80 », un film qui nous plonge dans le Paris des années 80, en pleine montée du trafic d’héroïne, Ahlam Salama signe une apparition remarquée aux côtés d’un casting solide mêlant figures confirmées et talents émergents. Porté notamment par François Damiens, Audrey Lamy, Xavier Lacaille, Thomas Ngijol ou encore Brahim Bouhlel, le long-métrage explore, sur fond d’enquête policière, une époque marquée par ses tensions, ses excès mais aussi une certaine nostalgie.Dans ce projet réalisé par Jean-Baptiste Saurel, Ahlam Salama incarne une mère algérienne dans une scène aussi brève qu’intense, où l’authenticité prime sur tout le reste. Comédienne discrète mais juste, elle apporte une touche humaine et profondément réaliste à un récit ancré dans une France des années 80 en pleine mutation.Originaire d’Algérie, Ahlam Salama s’inscrit dans cette nouvelle génération d’artistes capables de naviguer entre cultures et langues, offrant à l’écran une présence sincère, portée par une expérience personnelle et une sensibilité palpable. Dans cet entretien, elle revient sur son expérience de tournage, ses rencontres marquantes et les choix artistiques qui donnent au film toute sa singularité.

Algérie Presse : Avec quel acteur ou actrice le feeling est-il le mieux passé sur le tournage ?

J’ai adoré jouer avec Brahim Bouhlel. Pour être honnête, je ne savais pas du tout qui il était au départ. Je lui posais plein de questions sur lui, sur son parcours. On discutait tranquillement en arabe… et d’un coup on entendait : « Ça tourne, action ! ». En une seule journée de tournage, j’ai aussi eu le plaisir de me retrouver au milieu de grands noms de l’humour français comme François Damiens, Audrey Lamy et Xavier Lacaille. Mais partager cette scène avec un Oranais comme moi, c’était vraiment génial. Il y avait quelque chose de très naturel entre nous.

Y a-t-il eu des moments improvisés entre vous qui ont fini dans le film ?

Oui, bien sûr. Quand on joue une dispute entre une mère algérienne et son fils, c’est presque impossible de ne pas improviser un peu. On a cherché quelque chose de très authentique, très vivant, et c’est ce que j’ai aimé dans cette scène. Le réalisateur Jean-Baptiste Saurel a tout de suite aimé notre proposition, dès le casting. Il nous a laissé garder cette spontanéité.

Qui était le plus drôle ou le plus “ambianceur” sur le plateau ?

Sans hésiter, François Damiens. Il est très fort, vraiment. Et Brahim aussi mettait une très bonne ambiance. Toujours avec le sourire.

Selon vous, quelle scène du film va le plus marquer le public et pourquoi ?

Moi, je n’ai joué qu’une seule scène, donc je vais parler de celle-là. Pour le public algérien, je pense qu’elle peut être particulièrement drôle. La scène avec Brahim est entièrement en arabe, et elle n’est même pas sous-titrée. C’était un choix du réalisateur pour garder l’authenticité. Et puis le film a un côté très nostalgique. Il est rempli de détails qui rappellent les années 80. L’histoire se déroule en 1984… qui est aussi mon année de naissance. Il y a donc quelque chose d’assez personnel et affectif dans cette atmosphère.

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