Foire commerciale intra-africaine: Tebboune insiste sur la réussite de la 4e édition

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a ordonné lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée, ce dimanche, que soient prises toutes les mesures et dispositions à même d’assurer la réussite de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), que l’Algérie accueillera la première semaine de septembre prochain.
Le président de la République a également ordonné « la coordination et la conjugaison des efforts entre le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national et le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, afin d’assurer le plein succès de l’IATF, eu égard à l’expérience de l’Algérie et de son rôle de chef de file aux niveaux africain et international.
A ce propos, le directeur adjoint chargé du suivi et de l’accompagnement des exportations au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Houari Abdelatif, a souligné lundi matin, lors de son passage à l’émission L’invité du matin sur la Chaîne 1 de la Radio nationale, l’importance stratégique que revêt cette 4e édition.
« Cette manifestation constitue une opportunité unique pour les entreprises algériennes de s’ancrer davantage dans les marchés africains, alors que les exportations actuelles vers le continent ne dépassent pas les 10 % », a affirmé M. Abdelatif.
Estimé à 44 milliards de dollars de contrats et d’accords commerciaux et d’investissement, selon les prévisions de la Banque africaine d’import-export, le salon offre à l’Algérie une fenêtre économique majeure. Le gouvernement espère ainsi accroître la part des échanges interafricains en s’appuyant sur les dynamiques créées par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), entrée en vigueur en janvier 2021.
L’importance de cet événement a été soulignée par le président Abdelmadjid Tebboune, qui y a consacré une partie du dernier Conseil des ministres, appelant à faciliter la participation des pays africains membres de la ZLECAf.
Faire mieux que l’Afsud et l’Egypte
Depuis la signature, en avril 2024, de l’accord officialisant l’organisation de l’événement par l’Algérie, une commission ministérielle de haut niveau a été créée, avec l’implication des services de la présidence et du Premier ministère.
Pour cela, huit commissions thématiques ont été mises en place, couvrant entre autres le salon commercial au Palais des expositions ; le Forum du commerce et de l’investissement ; les liens africains en innovation, recherche et créativité ; l’organisation de rencontres B2B entre opérateurs économiques algériens et africains ; un salon virtuel avec diffusion en direct ; un espace dédié aux startups africaines et enfin, la Journée de la diaspora africaine, visant à renforcer les liens entre le continent et ses enfants à l’étranger.
Houari Abdelatif a rappelé que les précédentes éditions de l’IATF se sont tenues en Afrique du Sud et en Égypte – cette dernière ayant accueilli deux éditions après le retrait de la Côte d’Ivoire et du Rwanda. Pour lui, le choix de l’Algérie comme pays hôte traduit l’engagement croissant du pays envers l’Afrique, dans la dynamique de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
« Nous misons sur une participation record, des partenariats solides et des résultats dépassant ceux des précédentes éditions », a-t-il assuré.
Cette édition se tiendra dans un contexte géopolitique et économique régional tendu, où les alliances africaines prennent un nouvel élan stratégique. L’événement vise à renforcer l’intégration économique du continent, la résilience de ses marchés et l’autonomisation de ses opérateurs face aux bouleversements globaux.
Enfin, M. Abdelatif a précisé que l’événement est organisé conjointement par le secrétariat général de l’Union africaine, la ZLECAf et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) – dont l’Algérie est membre depuis 2022. Une contribution algérienne spécifique à cette institution a été définie par décret présidentiel en 2025, confirmant la volonté du pays de s’affirmer comme un acteur clé du commerce africain.
M. Salah
