Croissance 2026 relevée à 3,7 %: L’Algérie intègre le club des grandes économies africaines
Dans une région MENA marquée par un ralentissement économique, l’Algérie se distingue. La Banque mondiale a relevé ses prévisions de croissance pour 2026 à 3,7 %, contre 3,5 % en janvier, alors que la moyenne régionale devrait plafonner à 1,8 %, bien en deçà des 4 % enregistrés en 2025. Cette progression est attribuée à la hausse des recettes d’exportation, qui devrait réduire le déficit du compte courant de -5,9 % en 2025 à -2,4 % en 2026.
À l’inverse, plusieurs économies voisines connaissent des révisions sévères : l’Irak, le Koweït et le Qatar devraient voir leur PIB reculer respectivement de 8,6 %, 6,4 % et 5,7 %. Même l’Arabie saoudite, première économie de la région, voit ses prévisions abaissées à 3,1 % contre 4,3 % auparavant.
Le Fonds monétaire international (FMI) confirme cette dynamique. Selon ses dernières données, le PIB de l’Algérie en parité de pouvoir d’achat (PPA) atteindra 915 milliards de dollars en 2026, avec des projections dépassant les 1 000 milliards à l’horizon 2029. Ce niveau place le pays parmi les quatre plus grandes économies arabes et africaines, aux côtés du Nigeria, de l’Égypte et de l’Afrique du Sud. À l’échelle mondiale, l’Algérie occupera la 39e position en 2026, gagnant une place par rapport à 2025.
La PPA, qui ajuste les montants en fonction du coût réel de la vie, permet une évaluation plus précise de la capacité de production et de consommation. Contrairement au PIB nominal, basé sur les taux de change, elle reflète la taille réelle des économies. Le FMI prévoit que le PIB algérien en PPA atteindra 956 milliards en 2027, 998 milliards en 2028, puis 1 041 milliards en 2029. En parallèle, le PIB nominal devrait dépasser 285 milliards de dollars en 2026.
Ces perspectives, saluées par les institutions financières internationales, confirment la résilience de l’économie algérienne et renforcent son rôle de pôle de stabilité dans une région en crise. Elles soulignent toutefois l’importance de poursuivre les réformes structurelles pour transformer cette croissance en développement durable. Synthèse R.E
