Affaire des 92 kg de kif : De 10 à 15 ans pour les accusés
Le tribunal criminel de première instance a prononcé des sentences allant de 10, 12 et 15 ans de réclusion criminelle à l’encontre de sept individus, parmi lesquels figure une femme, impliqués dans une affaire de détention, de transport et de commercialisation de stupéfiants agissant dans le cadre d’une organisation criminelle organisée avec usage de faux.
Les faits de cette cause remontent au 13 juillet 2024, date à laquelle des informations précises sont parvenues à la brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants de la wilaya de Tlemcen. Ces renseignements faisaient état de l’existence d’un important réseau criminel qui s’apprêtait à introduire une grande quantité de kif traité en provenance du Maroc, pour l’acheminer vers la ville frontalière de Mécheria.
Selon ces mêmes informations, ces substances illicites allaient être transportées à bord d’un véhicule utilitaire de marque Renault Master. Il était également précisé qu’un dénommé Samir, originaire de Maghnia, devait apporter son concours aux membres de ce réseau pour le transport en leur assurant l’ouverture de la route.
Suite à ces données, des investigations approfondies ont été entreprises, lesquelles ont abouti à l’interception du véhicule cité plus haut au niveau du barrage fixe de la Gendarmerie nationale situé à l’entrée d’El Kerma, dans la wilaya d’Oran.
Ce véhicule appartient au dénommé K. Samir, résidant à Souahlia. La fouille minutieuse de ce fourgon conduit par B. Fouad, résidant à Maghnia, s’est soldée par la saisie de 92 kg de kif.
Il convient de signaler que la dénommée K. Aïcha, accompagnée de ses deux enfants en bas âge, se trouvait à l’intérieur dudit véhicule au moment de l’opération. Interrogé sur place, le chauffeur a déclaré que c’est un membre de sa parenté qui lui avait demandé de conduire ce véhicule, lequel bénéficiait d’une cachette aménagée, depuis Aïn Séfra vers Oran pour 20 millions de centimes.
Sachant qu’il venait de perdre son permis de conduire, son parent nommé L. Chérif lui avait remis un permis de conduire de substitution ainsi que la somme de 15 000 dinars.
Le jour de l’opération, l’organisateur de ce transport a demandé à la jeune femme d’accompagner B. Fouad avec ses enfants pour une soi-disant excursion, ce que cette dernière a accepté sans savoir qu’elle allait en réalité servir de couverture pour une transaction de kif.
Elle s’est déplacée vers Aïn Séfra par taxi pour y rencontrer B. Fouad. C’est à partir de là que l’opération a débuté, ce mis en cause exécutant les directives de L. Chérif en prenant le véhicule à Aïn Séfra pour le conduire vers Oran.
Suite à son arrestation, il a maintenu qu’il ignorait tout de la présence des stupéfiants. Les investigations se sont poursuivies pour permettre l’arrestation des autres membres de ce réseau.
Cités à comparaître à la barre du tribunal criminel, ces accusés ont nié une fois de plus l’intégralité des faits qui leur sont reprochés. Le parquet a requis contre ces derniers la peine de réclusion criminelle à perpétuité.
Zemmouri L.
