Tribunal criminel: Peine capitale pour matricide
Accusé de matricide, K. Mohamed, âgé de 25 ans, a comparu devant le tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran, où il a été condamné à la peine capitale. Une sanction conforme aux réquisitions du ministère public, qui avait insisté sur la cruauté de ce crime, rappelant que l’accusé avait asséné plusieurs coups de couteau à sa mère avant de lui porter le coup fatal en l’égorgeant, lui infligeant une plaie de 15 centimètres selon les constatations du médecin légiste.
Les faits remontent au 21 mai 2025. Ce jour-là, les services de la Gendarmerie de Sidi Benyebka sont alertés par les neveux de la victime, L. Z., âgée de 50 ans. Habitués à lui rendre visite, ils s’inquiétaient de son absence prolongée, inhabituelle pour elle. Une perquisition au domicile de la disparue permet alors de découvrir le drame : la dépouille de la quinquagénaire gît dans sa chambre, portant de profondes plaies. Son fils, quant à lui, est introuvable ; il a pris la fuite pour se réfugier chez sa grand-mère.
Interpellé, l’accusé reconnaît les faits et retrace le déroulement du crime. Il explique avoir exigé de sa mère une somme d’argent pour l’achat de psychotropes. Devant son refus, il a sorti le couteau qu’il portait sur lui et lui a asséné quatre coups : deux dans le dos et deux au niveau du cœur, avant de l’égorger de sang-froid. Il a ensuite fouillé son armoire à la recherche d’argent ou de bijoux, puis, selon ses propres déclarations, s’est rendu dans une autre chambre pour allumer la télévision, dépourvu de tout remords. Le rapport d’autopsie a confirmé que ces blessures étaient mortelles, le décès ayant été provoqué par l’égorgement.
Cité à la barre du tribunal criminel, le mis en cause est resté de marbre. « Oui, j’ai tué ma mère », a-t-il déclaré sans la moindre émotion. Lorsque la présidente de l’audience lui a fait remarquer qu’il s’agissait de sa mère, il a haussé les épaules en répondant : « Eh bien, elle est morte. » Cette attitude a glacé les présents à l’audience, laissant même la magistrate choquée face à une telle insensibilité.
L’accusé a par ailleurs précisé qu’il était consommateur de psychotropes et qu’il avait absorbé quatre comprimés de Lyrica ce jour-là. Pour sa part, la défense, en prenant la parole, a simplement déclaré ne trouver aucun mot pour plaider, avant de se taire.
Zemmouri L.
