Un doigt amputé à l’arme blanche: Sept ans de prison pour deux accusés
Z.D., et Kh.A., ont été jugés par le tribunal criminel de première instance pour coups et blessures volontaires ayant entraîné l’amputation d’un doigt de la victime, un jeune universitaire.
À l’issue des délibérations, les mis en cause ont été condamnés à sept ans de prison ferme, tandis qu’un troisième accusé, en fuite, a écopé de dix ans de réclusion par contumace.
Les faits remontent au 12 juillet 2025, lorsque la victime s’est présentée à la 4e sûreté urbaine pour déposer plainte contre un certain Youcef et ses complices. Le plaignant a déclaré avoir été agressé à l’arme blanche, subissant une infirmité permanente. Il a précisé s’être rendu ce jour-là au quartier de Saint-Eugène pour acheter un téléphone portable que Z.D. proposait à la vente sur Facebook. Arrivé au rendez-vous, l’étudiant a été invité par le suspect à le suivre chez un ami, qui n’est autre que le second mis en cause. Après avoir rejoint ce dernier ainsi que le dénommé R. Youcef, la victime s’est retrouvée menacée par des armes blanches. Malgré sa résistance, il n’a pu échapper à ses agresseurs: au cours de la lutte, Z.D., lui a sectionné l’index gauche avant que le trio ne lui dérobe 40.000 dinars ainsi qu’un sac contenant des effets personnels, avant de prendre la fuite.
Confronté à ces accusations, Z.D. a nié les faits, prétendant connaître la victime depuis un mois. Il a affirmé lui avoir vendu l’équivalent de 1000 euros et que le jeune homme ne l’avait pas totalement remboursé. Selon sa version, la victime l’aurait contacté le jour des faits pour solder sa dette, avant de l’insulter et de tenter de l’agresser avec une arme blanche.
Le prévenu soutient s’être simplement défendu et que la blessure à la main serait survenue alors qu’il tentait de désarmer son adversaire. Le second mis en cause a livré des déclarations identiques. À la barre, les deux accusés ont maintenu leur ligne de défense, jurant être les véritables victimes dans cette affaire. Le parquet a requis dix ans de réclusion criminelle à leur encontre, tandis que la défense a plaidé la non-culpabilité, arguant qu’aucune preuve tangible n’existait en dehors des seules déclarations de la victime.
Zemmouri L.
