Après cassation : L’affaire des 97 kg de kif revient à la barre
Après cassation, les quatre mis en cause dans l’affaire des 97 kg de kif, saisis par les services de la Gendarmerie nationale dans un domicile à Trouville, ont comparu devant le tribunal criminel d’appel près la Cour d’Oran. À l’issue des délibérations, les prévenus ont été condamnés à des peines allant de six à 12 ans de réclusion criminelle.
Cette affaire remonte au mois de septembre 2017, lorsque les services de la Gendarmerie ont été destinataires d’informations faisant état d’une importante quantité de drogue importée du Maroc, devant transiter par Maghnia pour rallier Oran.
L’enquête ouverte suite à ces renseignements a abouti à l’arrestation de B.Dj., à son domicile situé à Trouville, dans la commune d’Aïn El Turck. La perquisition opérée dans la demeure a permis aux enquêteurs de saisir les 97 kg de kif dissimulés à bord d’un véhicule de marque Audi.
Interrogé sur les faits, le mis en cause a confirmé aux gendarmes les informations reçues, portant sur l’existence d’un vaste réseau de narcotrafiquants agissant entre le Maroc et l’Algérie. Il a, par la même occasion, livré le nom de son complice, un certain N.Dj., qui lui aurait proposé d’intégrer ce trafic. Sa mission consistait à transporter d’importantes cargaisons de stupéfiants pour 70 millions de centimes.
Le premier mis en cause a reconnu avoir accepté l’offre, précisant qu’il s’était dirigé avec N.Dj. vers Maghnia à bord de la voiture Audi. Une fois sur les lieux, ils ont été rejoints par une troisième personne qui les attendait à bord d’une Golf.
Ce dernier a récupéré l’Audi afin de la charger de drogue, pendant que ses acolytes l’attendaient dans un café. Une fois le chargement effectué, le véhicule a été remis à B.Dj., qui s’est chargé de conduire la voiture jusqu’à Aïn El Turck, tandis que N.Dj. et le troisième individu le suivaient à bord de la Golf.
Ces déclarations ont ensuite permis l’arrestation de N.H., frère du second prévenu, ainsi que du reste du réseau.
Appelé à la barre du tribunal criminel d’appel, le principal mis en cause a maintenu ses déclarations initiales tout en chargeant N.Dj., lequel a réfuté l’ensemble des accusations retenues contre lui.
Quant aux deux autres prévenus, à savoir le frère de N.Dj. et un certain B.A., ils ont été disculpés par le premier mis en cause et ont nié les faits durant l’audience.
Le représentant du ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre les accusés.
La défense de B.Dj. a plaidé les circonstances atténuantes, alors que les conseils des autres prévenus ont sollicité l’acquittement.
Zemmouri L.
