Il tue son fils et brûle son corps : Peine capitale pour le père et son complice

Le tribunal criminel de première instance d’Oran a tranché dans l’effroyable affaire qui a secoué la localité d’El Kerma, condamnant à la peine capitale B. Houari et son complice B. Ahmed pour homicide volontaire avec préméditation. L’horreur de ce dossier réside dans l’identité de la victime : B. Ahmed, un adolescent né en 2008, froidement assassiné par son propre père.

Tout commence le 21 janvier 2025, lorsque le corps d’un homme est découvert gisant face contre terre à El Kerma. Les constatations des gendarmes et du parquet d’Es-Sénia révèlent une scène de crime atroce : la dépouille présente de multiples plaies causées par un objet tranchant et des traces de brûlures sévères au niveau du haut du corps. Sur place, un jerrican d’essence et des lambeaux de vêtements ensanglantés confirment la thèse d’un acharnement criminel. C’est finalement la police judiciaire de la sûreté de wilaya d’Oran qui parvient à identifier la victime.
Face aux enquêteurs, B. Houari tente d’abord de brouiller les pistes en invoquant une tentative d’émigration clandestine. Il affirme que son fils a rejoint les rangs des « harragas » pour gagner l’Espagne et va jusqu’à simuler l’ignorance lors de l’identification du corps à la morgue. Un scénario auquel adhère initialement la mère de l’enfant, persuadée que son fils est en mer. Cependant, le travail technique des services de sécurité, notamment l’exploitation des caméras de surveillance retraçant les mouvements du véhicule suspect, finit par faire s’écrouler ce fragile alibi.
Acculé par les preuves, le père finit par avouer l’innommable. Invoquant le comportement prétendument instable et violent du jeune garçon, qu’il accusait de vols pour financer une consommation de stupéfiants, il s’en était ouvert à un complice. Ce dernier lui aurait alors proposé de le « débarrasser » de son fils. Le guet-apens est tendu sous couvert d’un faux départ vers l’étranger : alors que l’adolescent pense être conduit vers une plage de départ, il est brutalement poignardé à plusieurs reprises par le père et son acolyte. Pour effacer toute trace, ils arrosent le corps d’essence, y mettent le feu, avant d’abandonner la dépouille en bordure de route.
À la barre, après avoir admis les faits, les deux accusés se sont emmurés dans un silence pesant.
Zemmouri L.

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