Ce que j’en pense: Raspoutine est mort

Ça y est, la science a confirmé la mort du nouveau Raspoutine. Des expertises génétiques ont confirmé l’identité d’Evguéni Prigojine, le patron déchu de Wagner ainsi que celle des autres victimes du crash, a annoncé le Comité d’enquête russe. Lui et ses lieutenants sont morts dans un accident aérien, le mercredi dernier, quelque part en Russie. Ne cherchez pas exactement où parce que je ne vous serais d’aucun secours du moment que ne connais pas la région. Maintenant que le gars repose ailleurs, la question à un million de roubles concerne l’identité du commanditaire ou à qui profite le crime ? Pour vous la faire plus simple. Poutine a juré que ce n’est pas lui. « Wallah, c’est pas moi, c’est l’autre, le clown de Kiev, la marionnette de l’Otan », a écrit le tsar dans son journal intime, promettant de faire toute la lumière sur cette affaire, un peu comme les Américains pour le meurtre de JFK. Le président pas l’aéroport.
Que nenni, a répondu l’Oncle Sam, le demi-frère de Washington. Persuadés d’être le nombril de l’univers, le leader du monde libre, la patrie de Sly et Schwarzy, les States affirment que l’avion d’Evguéni Prigogine a été abattu à la suite d’une explosion intentionnelle. Une évaluation préliminaire de ses services de renseignement est arrivée à cette conclusion. S’ils le disent, c’est que c’est vrai. Les gars ne sont pas des guignols, y a qu’à voir le boulot qu’ils ont fait en Irak, en Afghanistan et ailleurs dans le monde. Les 10 saisons de « 24 heures chrono » ce n’étaient pas pour s’amuser, mais pour nous prévenir, nous pauvres tiers-mondistes qui lorgnons vers d’autres alliances, que l’Amérique reste le gendarme du monde. Alors tremblez pauvres mortels !
Pour l’inspecteur Biden, le coupable est tout trouvé. Poutine, himself. Déjà fiché par les services de police du monde libre, Vladimir aurait récidivé en plaçant un pétard à l’intérieur du zinc de Raspoutine. Vous voulez des preuves, bande d’ingrats ? Eh ben, on a retrouvé le passeport de l’ancien espion au milieu des décombres de l’avion. Si ça vous rappelle quelque chose, c’est votre problème. En plus, il existe un témoin qui a tout vu. Si, si, on vous le jure tout comme l’a fait Colin Powell devant le Conseil de sécurité en exhibant cette fameuse fiole rempli de jus de citron.
Son nom, c’est Zelensky, Volodymyr Zelensky, c’est ça. Pourquoi, vous le connaissez ? Le gus a certifié, la main sur le cœur, qu’il a vu Poutine rôder autour du coucou, une heure avant le vol.
Comédien de profession, accessoirement président de la République, il a déclaré que le prorio du Kremlin est responsable de tous les malheurs de cette terre. Le réchauffement climatique, c’est lui. Les feux de forêts, c’est toujours lui. Le prix du poulet, c’est encore lui. Et devinez qui est derrière le départ de Mahrez de City ?

>> Par Moncef Wafi

 

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