Saisie de 140 kg d’ecstasy au port: L’affaire renvoyée en appel
Selon des sources judiciaires, l’affaire des 306.000 comprimés d’ecstasy introduits par le port d’Oran a été renvoyée devant le tribunal criminel d’appel. Cette affaire remonte au 1er juillet 2024, lorsque les services des douanes du port d’Oran ont remis à la première unité de la police des frontières les dénommés L.H. et B.M.R., ce dernier exerçant la profession de transitaire, interceptés en date du 30 juin 2024.
Le contrôle d’un conteneur, effectué par les services douaniers à la suite d’un transport maritime reliant Marseille (France) à l’Algérie, a permis de saisir 140 kg de comprimés d’ecstasy, soit un total de 306 000 pilules de différentes couleurs. Ces substances psychotropes étaient dissimulées à l’intérieur de trois pétrins. Par la suite, deux numéros de téléphone ont été identifiés comme appartenant au propriétaire ou au transporteur de ces comprimés. En poursuivant l’enquête, les forces de l’ordre ont arrêté deux autres individus, F.H. et B.M., tandis que les investigations ont déterminé que le dénommé K.O., qui a quitté le territoire national le 1er juillet 2024, assurait la liaison entre les deux premiers mis en cause. Par ailleurs, ces mêmes investigations ont permis d’identifier le client qui devait réceptionner ces psychotropes : un certain M.I., interpellé alors qu’il se trouvait en compagnie de M.R.
Confronté aux faits, B.M.R. a reconnu que les pétrins saisis lui appartenaient, tout en niant fermement avoir transporté la drogue. Il a déclaré qu’il possédait un registre de transporteur de marchandises de la France vers l’Algérie depuis 2012, précisant que le 20 mai 2024, il s’était rendu en France avant de revenir le 28 mai. Il a également affirmé avoir chargé lui-même le conteneur de 45 pieds, en utilisant le certificat de changement de résidence (CCR) au nom du premier accusé, document qui devait initialement servir à l’importation de motos. Quant aux autres marchandises, elles lui auraient été remises par A.H., tandis que les pétrins lui auraient été confiés par un inconnu avec lequel il n’avait pour seul contact qu’un numéro de téléphone.
Toujours selon les déclarations de B.M.R., l’affaire met en lumière un important réseau criminel international qui ne recule devant rien pour mener à bien son trafic. Ce dernier a d’ailleurs souligné que lui-même et son frère avaient fait l’objet de menaces de mort directes, proférées par des trafiquants résidant à l’étranger et dont les complices s’étendent jusqu’en Algérie. Quant au premier prévenu, ainsi que les autres mis en cause, ils ont nié en bloc les faits qui leur sont reprochés, adoptant la même ligne de défense.
Zemmouri L.
