Diabète juvénile : L’EHU mise sur l’éducation thérapeutique
Le service de pédiatrie « Marfan» du CHU d’Oran mise sur l’éducation thérapeutique pour faire face à la hausse du diabète chez l’enfant.
Dans un contexte marqué par l’augmentation des cas de diabète de type 1 chez les enfants, le service de pédiatrie « Marfan » a lancé un programme intensif consacré au traitement fonctionnel à l’insuline, combinant apprentissage médical, accompagnement familial et formation des professionnels de santé. Organisée du sous la direction du professeur Niar Skina, cette initiative ambitionne de transformer la relation des jeunes patients avec leur maladie en leur permettant de mieux comprendre les mécanismes du diabète et de participer activement à leur propre suivi thérapeutique.
Le programme propose des ateliers pédagogiques interactifs axés sur la gestion quotidienne du traitement, le calcul des doses d’insuline et l’adaptation alimentaire. En présence des équipes médicales, les enfants et leurs parents apprennent à maîtriser les outils nécessaires pour assurer un meilleur équilibre glycémique et prévenir les complications liées à la maladie. Les organisateurs considèrent que l’éducation thérapeutique constitue aujourd’hui un pilier essentiel dans la prise en charge du diabète infantile, particulièrement face à la progression rapide des nouveaux cas enregistrés dans les établissements hospitaliers.
Selon les chiffres communiqués par le service de pédiatrie « Amilcar Cabral », près de 280 nouveaux cas de diabète de type 1 ont été diagnostiqués chez l’enfant en moins de quatre mois. Une situation qui exerce une forte pression sur les structures hospitalières spécialisées et qui souligne l’importance de développer davantage de programmes de sensibilisation, de suivi et d’accompagnement.
Chaque nouveau patient nécessite un suivi médical permanent ainsi qu’une adaptation quotidienne impliquant l’ensemble de la cellule familiale. Cette réalité engendre souvent des répercussions psychologiques et sociales importantes, d’où la nécessité d’un encadrement multidisciplinaire adapté.
Le développement des nouvelles technologies médicales offre toutefois des perspectives encourageantes. Les systèmes de surveillance glycémique continue et les dispositifs connectés permettent désormais un meilleur contrôle du diabète, réduisant les risques de déséquilibre et améliorant la qualité de vie des enfants concernés.
Fayçal A.
