Il incendie une maison par vengeance : Cinq ans de prison pour le pyromane
Le dénommé B. Bachir, accusé dans une affaire d’incendie volontaire, a comparu devant le tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran. À l’issue des délibérations, le prévenu a été condamné à cinq ans de prison ferme.
Cette affaire remonte au 10 novembre 2018, lorsqu’un incendie a éclaté au niveau d’une maison située à Aïn El Beïda. Alertés, les services de la Gendarmerie se sont rendus sur les lieux en compagnie des éléments de la Protection civile afin de constater les faits. Entendue d’emblée, la victime a désigné le mis en cause, B. Bachir, comme étant l’auteur des faits, expliquant qu’un différend familial les opposait.
En effet, ce dernier avait demandé la jeune femme en mariage, mais celle-ci s’était opposée à cette union. Le jour des faits, le prévenu s’est présenté au domicile de la victime. Cette dernière étant absente, c’est son jeune frère qui lui a ouvert la porte pour l’en informer.
Le mis en cause a alors téléphoné à la jeune fille pour lui demander de venir le rejoindre, ce qu’elle a catégoriquement refusé, selon ses propres déclarations. Elle a ajouté que, face à son refus, il l’avait menacée d’incendier la maison ; pensant qu’il s’agissait de simples menaces pour lui faire peur, elle n’y avait pas prêté attention. Pourtant, l’homme a aspergé les murs de la maison avec de l’essence avant de craquer une allumette. Le feu s’est déclaré sur-le-champ, prenant au piège le frère de la victime qui, fort heureusement, a échappé à une fin tragique après avoir été secouru par les voisins.
Appelé à la barre du tribunal criminel, le mis en cause a nié les faits. Il a soutenu que la victime était l’ex-épouse de son oncle maternel et qu’elle lui tenait rancune depuis son divorce, affirmant l’avoir surprise par le passé en train de tromper cet oncle.
Face à la gravité de ces actes, qui auraient pu se solder par mort d’homme, le représentant du ministère public a requis une aggravation de la peine contre le prévenu. De son côté, la défense a plaidé la non-culpabilité de son client, arguant qu’aucune preuve tangible n’avait été fournie par la plaignante.
Zemmouri. L
