Jugé pour assassinat : Un Camerounais lourdement condamné
Le tribunal criminel de première instance près la cour d’Oran a examiné l’affaire du ressortissant camerounais, B. Christian, poursuivi pour homicide volontaire, usurpation d’identité, vol qualifié, ainsi que faux et usage de faux. À l’issue des délibérations, l’accusé a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
Les faits remontent au 2 octobre 2025. Ce jour-là, le corps sans vie d’un jeune universitaire a été découvert à son domicile, situé dans le quartier de Gambetta. La victime présentait plusieurs plaies causées par un objet tranchant, notamment une blessure profonde derrière l’oreille gauche ayant provoqué l’hémorragie fatale. L’enquête de la Police a rapidement progressé grâce à la découverte, à proximité du lieu du crime, d’un sac appartenant à la victime. L’accusé s’en était débarrassé avant de revenir sur ses pas pour le récupérer, un mouvement suspect qui a permis de remonter jusqu’à lui.
Devant le tribunal, le mis en cause s’est enfermé dans des déclarations contradictoires. S’il a d’abord nié toute implication, affirmant avoir laissé la victime vivante en quittant l’appartement, les indices matériels prélevés sur la scène du crime l’ont accablé. Volte-face : l’accusé a ensuite évoqué une violente dispute qui aurait éclaté après que l’universitaire l’eut invité chez lui, vers 22 heures, pour des travaux de maçonnerie. Selon sa version, la victime aurait refusé de lui verser la somme initialement promise de 2 000 euros. Tout en insistant sur l’absence de préméditation, il a tenté de justifier son geste par la colère.
Une version fermement contestée par la partie civile, qui a brossé le portrait d’un acte méthodiquement exécuté. Selon l’avocat de la famille, l’accusé a froidement tué la victime avant de prendre une douche pour se débarrasser des traces de sang, de revêtir les vêtements du défunt et de faire main basse sur deux téléphones portables ainsi qu’un ordinateur portable, revendus par la suite sur le marché informel.
La partie civile a également insisté sur le profil de l’agresseur, rappelant que ce dernier avait déjà fait l’objet d’une mesure d’expulsion du territoire national avant de revenir en Algérie sous une fausse identité.
Face à la gravité de ces charges, le représentant du ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité. De son côté, la défense a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.
