Reconnaissance internationale des réformes financières: L’Algérie retirée de la liste grise du GAFI

L’Algérie a été officiellement retirée, hier vendredi, de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), lors de la réunion plénière tenue au siège de l’OCDE à Paris. Cette décision, adoptée à l’unanimité par les membres de l’organisation, consacre les efforts déployés par Alger pour renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Inscrite sur la liste grise en octobre 2024, l’Algérie avait été placée sous surveillance renforcée en raison de certaines insuffisances dans son système de contrôle financier. Depuis, les autorités ont engagé une série de réformes profondes, allant de la refonte de la législation nationale à la mise en place de mécanismes de contrôle plus stricts dans les banques et institutions financières.
Le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque d’Algérie, présents à Paris, ont salué une « victoire diplomatique et économique » qui redonne confiance aux partenaires internationaux. Selon eux, cette sortie de la liste grise ouvre la voie à une meilleure intégration dans les circuits financiers mondiaux et à un regain d’attractivité pour les investisseurs étrangers.
Parmi les mesures adoptées figurent le durcissement des sanctions contre les infractions financières, l’obligation pour les établissements bancaires de renforcer leurs procédures de vigilance, ainsi que la création d’une commission nationale de suivi des flux financiers. Les professions comptables et auditrices ont également été soumises à de nouvelles obligations en matière de transparence.
Ch.G

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