Ce que j’en pense: Momika, le pyromane
Comment deux hurluberlus peuvent-ils mettre en péril la sécurité d’un pays ? Les deux Salwan, Momika et son acolyte Najem, des apatrides irakiens en mal de publicité et de reconnaissance, n’ont pas trouvé mieux que de brûler des exemplaires du Saint Coran à plusieurs fois dans les rues de Stockholm avec la bénédiction des autorités suédoises au nom de la liberté de réunion. Comme il fallait s’y attendre, la réaction des musulmans a été épidermique, virulente et légitime. Ces autodafés tolérés encore en Suède a fait réfléchir son voisin nordique qui a décidé de revoir sa législation par rapport à ces provocations gratuites qui offensent les croyances d’environ un cinquième de la population mondiale. Le Danemark, partagé entre une démocratie irresponsable ; véhiculée par des réfugiés revanchards et téléguidés ; et ses propres intérêts, a décidé de faire sienne la citation de Charles Pasqua : « La démocratie s’arrête là où commence la raison d’Etat ».
La semaine dernière arriva ce qui pendait au nez des Suédois. Lassés par l’impunité totale dont jouissent ces pyromanes, des émeutes qualifiées de « violentes » par la police suédoise ont éclaté dans la ville de Malmö pour protester contre un énième autodafé d’un exemplaire du Saint Coran perpétré par le perfide Momika.
L’islamophobe se démocratisant, le monde judéo-chrétien a trouvé le parfait bouc-émissaire pour expliquer sa déchéance programmée. L’excuse est toute trouvée, puisée dans cet incubateur présenté comme la solution miracle à tous les problèmes des pays du Tiers-monde
Laminé par les différentes guerres menées et importées sur ses terres, poignardé dans le dos par ses propres serviteurs et trahi dans ses principes, le monde arabo-musulman se meurt dans une indifférence généralisée. Sa géographie dégage une odeur rance de cadavre en décomposition avancée, son ventre à l’air et ses tripes alimentant les raffineries d’ailleurs.
Ces autodafés s’inscrivent dans une logique corrosive d’une attaque frontale contre les musulmans, renouvelant les tirs de barrages après les nauséabondes Unes de Charlie Hebdo et les lois anti-islam de la France.
Si seulement la Suède pouvait s’inspirer de l’article IV de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui stipule que « La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui », il y aurait partout moins de malentendus provocateurs et moins d’imbéciles prêts à mettre le feu au monde juste pour qu’on parle de leur existence inutile.
>> Par Moncef Wafi