Ce que j’en pense: Falestine chouhada

Mahmoud Al Sadi (17 ans), Alaa ِAbdullah Qaddoum (5 ans), Momen Muhammed ِAhmed Al-Nairab (5 ans), Ahmed Muhammed Al-Nairab (11 ans), Hazem Muhammed Ali Salem (9 ans), Muhammed Iyad Muhammed Hassouna (14 ans), Jamil Nijm Jamil Nijm (4 ans), Fuad Abed (17 ans), Adam Ayyad (15 ans), Amer Zeitoun (16 ans)…
Milad Munther Al-Raee (16 ans) est le dernier enfant, en date, assassiné par les tueurs du Tsahal, l’«armée la plus morale du monde» comme la qualifiait le tartuffe Bernard-Henri Lévy qui reprenait le slogan publicitaire du sinistre Ariel Sharon. Il rejoint ainsi la liste des centaines d’enfants tombés en martyrs sous les balles et les bombes sionistes devant l’indifférence générale du Monde libre qui préfère, lui, applaudir les actes islamophobes au nom d’une suspecte liberté d’expression.
Amru al-Khmour (14 ans), Wadia Abu Ramouz (17 ans), Abdullah Moussa (17 ans), Waseem Abu Jaouz (16 ans), Naif Al-Awdat (10 ans), Hamza Ashkar (16 ans), Qusai Waked (14 ans)….
Des enfants tirés à bout portant, écrasés sous les décombres des ruines de Ghaza, affamés, gazés, phosphorés, sous-citoyens dans la plus belle République du monde. Leur seul fierté est d’être palestiniens, debout jusqu’à la mort. Leur seul tort est d’être arabe, appartenant à une Nation (ou ce qu’il en reste) veule et rampante. Personne ne parle d’eux, eux des chrysalides prêtes à éclore pour reprendre le flambeau vendu pour quelques shekels convertibles. Eux, des esprits de combattants dans des corps d’enfants. Eux qui font trembler l’Etat hébreux parce que les autres, les adultes ont baissé les bras.
Mahmoud Ayyad (17 ans), Mohammed Farid (16 ans), Mohammed Salim (17 ans), Waleed Nassar (15 ans), Amir Odeh (14 ans), Omar Awadeen (14 ans)…
Ils sont tombés au champ d’honneur à un âge ou les enfants de leurs âges, de par le monde, jouent au ballon, écoutent de la zik, vont à l’école et ont des rêves plein la tête. Engagés ou victimes innocentes, ils sont la cible de tueurs fous lâchés par des politiques extrémistes. Ailleurs, en Arabie Saoudite, au Qatar et dans les autres monarchies du diable, on dépense sans compter pour redorer une image de marque sale et froissée.
Mohammed Balhan (17 ans), Mustafa Sabah (15 ans), Mohammed Al-Lad’a (17 ans), Mayar Ezzeddin (11 ans), Ali Ezzeddin (8 ans), Hajar Al-Bahtini (5 ans), Layan Mdoukh (10 ans)…
Et le plus choquant dans tous ces meurtres de sang froid, c’est qu’on essaye de justifier ces morts par des circonstances atténuantes. « Ils s’étaient retrouvés au mauvais endroit, au mauvais moment », « Victimes collatérales », « Suspects de vol d’un bonbon », « Ont un regard méchant », « N’ont pas chanté la Marseillaise », « Ont craché sur le Mur », « Ont brandi le drapeau de la liberté »…
Enfin, mille chroniques ne sauraient rendre hommage à ces enfants à qui on a tout volé.

>> Par Moncef Wafi

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