Vigilance sécheresse: L’urgence de rationaliser l’eau

 

Le ministère de l’Hydraulique et l’Agence nationale de sécurité sanitaire ont lancé hier dimanche un appel conjoint à la préservation des ressources en eau, soulignant leur rôle vital pour la santé publique et la sécurité sanitaire. Le communiqué insiste sur la nécessité d’ancrer durablement les pratiques de rationalisation et de les adopter de manière pérenne, rappelant que l’eau, patrimoine national commun, doit être utilisée de façon responsable dans tous les aspects de la vie quotidienne.

La disponibilité d’une eau potable et sûre est présentée comme l’un des fondements essentiels de la protection de la santé humaine, de l’amélioration de la qualité de vie et du soutien au développement économique et social. Mais cette ressource, longtemps considérée comme abondante, est désormais fragilisée par l’augmentation des températures, la répétition des vagues de chaleur, la baisse des précipitations et l’aggravation des périodes de sécheresse. Dans ce contexte, la gestion rationnelle de l’eau devient un défi collectif, étroitement lié à la santé publique et à la préservation des ressources hydriques.
Le communiqué avertit que la diminution de la disponibilité ou l’accès limité à une eau salubre en quantité suffisante peut avoir des répercussions environnementales, sanitaires, sociales et économiques. La concomitance des vagues de chaleur et des sécheresses accroît les risques de déshydratation aiguë, d’hyperthermie et de maladies hydriques, menaçant directement la sécurité sanitaire et le bien‑être des citoyens. Face à ces défis, il est jugé impératif de consolider les principes d’une gestion quotidienne et rationnelle de l’eau, en mobilisant autorités publiques, opérateurs et usagers, afin de réduire les consommations non nécessaires et de limiter les pertes.
Les autorités rappellent que la protection des ressources hydriques ne se limite pas aux mesures techniques et administratives, mais commence par les comportements individuels et collectifs. Une consommation responsable, même à petite échelle, peut contribuer à réduire la tension sur les ressources et à garantir leur durabilité au bénéfice des générations présentes et futures.
Ce rappel intervient dans un contexte où les bilans des années passées ont montré l’impact direct des tensions hydriques sur la santé. En 2023, la Protection civile avait signalé une hausse des cas de déshydratation et d’affections liées à la chaleur lors des vagues estivales, avec plus de 1 200 personnes prises en charge en urgence. En 2024, les services hospitaliers avaient enregistré une recrudescence des maladies à transmission hydrique, notamment dans les wilayas du Sud, conséquence des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable. En 2025, les autorités sanitaires avaient mis en garde contre une augmentation des infections gastro‑intestinales liées à la qualité de l’eau, confirmant la nécessité d’une vigilance accrue et d’une rationalisation des usages.
T. Feriel

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