Plusieurs paramètres en jeu: L’eau en bouteille plus chère !

Le prix de l’eau minérale et de l’eau de source en bouteille connaît une hausse dans les commerces à Oran. Chez les grossistes, le fardeau de 12 bouteilles de 0,5 litre, jusque-là cédé autour de 220 DA, atteint désormais 260 DA, tandis que celui de six bouteilles de 1,5 litre se négocie jusqu’à 240 DA. Au détail, la bouteille de 1,5 litre est vendue jusqu’à 60 DA et celle de 0,5 litre autour de 35 DA dans certains commerces.
Les détaillants rencontrés expliquent cette évolution principalement par l’augmentation de leurs prix d’achat. « Nous achetons plus cher, nous sommes obligés de répercuter la hausse », indique l’un d’eux. Certains font également état de difficultés d’approvisionnement et d’une disponibilité irrégulière de certaines marques, dans un contexte estival marqué par une demande plus importante.
Le coût des emballages en plastique est également avancé parmi les facteurs de cette évolution. L’Association des producteurs algériens de boissons (APAB) a récemment indiqué que le prix de départ en usine d’une bouteille de 1,5 litre avait augmenté en moyenne de 2 DA TTC, en raison notamment du renchérissement des matières premières utilisées pour le conditionnement.
Selon les données communiquées par l’association, le prix du PET, utilisé dans la fabrication des bouteilles, est passé de 960 à 1 400 dollars la tonne depuis mars, soit une hausse d’environ 45 %. Celui du PEHD, utilisé notamment pour les bouchons, est passé de 1 100 à 1 460 dollars la tonne, soit une progression de 33 %. L’emballage représenterait près de 43 % du prix de revient départ usine.
Les producteurs indiquent n’avoir répercuté qu’une partie de ces surcoûts. L’APAB situe entre 240 et 250 DA TTC le prix recommandé au consommateur pour un fardeau de six bouteilles de 1,5 litre. Les prix pratiqués peuvent toutefois varier selon les marques, les circuits de distribution et les points de vente.
Entre la sortie d’usine et la vente au consommateur interviennent plusieurs composantes du prix, notamment le transport, la distribution en gros et la vente au détail. Les commerçants interrogés indiquent, pour leur part, que l’évolution constatée dans leurs points de vente est liée à l’augmentation de leurs prix d’approvisionnement.
Cette hausse intervient en période estivale, durant laquelle la demande en eau embouteillée est traditionnellement plus importante. Si le renchérissement des matières plastiques constitue un facteur avancé et chiffré par les professionnels de la filière, des commerçants interrogés évoquent également des difficultés d’approvisionnement pour certaines marques. Les éléments disponibles ne permettent toutefois pas d’établir l’existence d’une pénurie généralisée. À Oran, le constat porte pour l’heure sur une hausse des prix de l’eau en bouteille dans plusieurs commerces.

Khaled B.

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