Axes routiers : Les embouteillages étouffent la ville

À Oran, circuler aux heures de pointe devient de plus en plus difficile. Les embouteillages encombrent plusieurs grandes artères, tandis que les automobilistes disposent de moins en moins d’itinéraires pour les éviter. Les rues secondaires, autrefois utilisées comme raccourcis, sont souvent délaissées en raison de leur mauvais état. Entre les chaussées dégradées, le coût des réparations et les difficultés liées aux pièces de rechange, de nombreux conducteurs préfèrent patienter dans les bouchons plutôt que de risquer d’endommager leur véhicule.
Le constat se répète quotidiennement, notamment le matin et en fin d’après-midi. Les files de voitures s’allongent et les déplacements prennent davantage de temps. Les fissures et les déformations de la chaussée rendent certains itinéraires de contournement peu praticables, poussant les automobilistes à se rabattre sur les grands axes, déjà fortement sollicités.
« Avant, quand une avenue était bloquée, on passait par les petites rues. Aujourd’hui, certaines routes sont tellement abîmées qu’on risque d’y laisser un amortisseur ou un pneu. Je préfère perdre vingt minutes dans un bouchon plutôt que de me retrouver chez le mécanicien », explique D. B., un automobiliste oranais.
Le coût et la disponibilité des pièces de rechange renforcent cette prudence. « Quand une pièce casse, il faut d’abord la trouver. Et lorsqu’elle est disponible, elle coûte souvent cher, sans être toujours sûr de sa qualité », confie Z. K., un autre conducteur.
À ces difficultés s’ajoute l’implantation de certaines écoles privées et d’établissements de cours de soutien dans des rues étroites ou déjà très fréquentées. Aux heures d’entrée et de sortie des élèves, les parents qui viennent déposer ou récupérer leurs enfants stationnent parfois en double file ou s’arrêtent sur la chaussée, provoquant des ralentissements, voire des blocages momentanés. L’absence d’espaces de dépose et de stationnement adaptés accentue ces perturbations. Cette situation soulève également la question du choix des emplacements de ces établissements et de leur impact sur la circulation dans les quartiers concernés.
Les stationnements gênants et les travaux sur la voie publique contribuent également à l’encombrement des axes principaux. Pour les automobilistes, ces difficultés se traduisent par des pertes de temps, une consommation supplémentaire de carburant et une usure accrue des véhicules.
La réhabilitation des voies secondaires et une meilleure organisation du stationnement pourraient contribuer à réduire les encombrements. La question des accès aux établissements scolaires privés et aux centres de soutien mérite également d’être prise en compte. En attendant, les automobilistes continuent de composer avec les bouchons et les routes dégradées, préférant parfois perdre du temps plutôt que de s’exposer à des réparations coûteuses.
Khaled B.
