Forum des pays exportateurs de gaz: Moscou consolide l’héritage d’Alger

Le 8e Sommet des chefs d’État et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) s’est achevé ce mardi à Moscou par l’adoption de la Déclaration de Moscou, un document qui réaffirme le rôle central du gaz naturel dans la sécurité énergétique mondiale et souligne la nécessité de garantir un environnement favorable à l’investissement et à la stabilité des marchés.
Réunis dans la capitale russe, les dirigeants des pays membres du Forum des pays exportateurs de gaz ont adopté la Déclaration de Moscou, qui insiste sur la contribution du gaz naturel à la sécurité énergétique mondiale et sur le rôle des États membres en tant que fournisseurs fiables de cette ressource stratégique.
Le document met également l’accent sur le renforcement de la coopération entre les pays producteurs afin de diversifier les voies d’acheminement du gaz, promouvoir les nouvelles technologies, réduire l’impact environnemental de l’industrie gazière, garantir une rémunération équitable du gaz naturel et limiter la volatilité des marchés internationaux.
L’accès à l’énergie est présenté comme un facteur essentiel de stabilité économique mondiale, alors que les marchés énergétiques demeurent confrontés aux défis de la transition énergétique, aux tensions géopolitiques et aux fluctuations de la demande.
L’Algérie était représentée à ce sommet par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Dans un message adressé aux participants, le chef de l’État a rappelé l’importance de la Déclaration d’Alger, adoptée lors du 7e Sommet du Forum organisé en Algérie en 2024. Selon lui, ce texte a contribué à consacrer la place stratégique du gaz naturel dans l’architecture mondiale de sécurité énergétique.
Abdelmadjid Tebboune a estimé que les principes défendus à Alger se sont progressivement imposés dans le débat énergétique international, particulièrement dans un contexte marqué par les préoccupations croissantes liées à la sécurité des approvisionnements.
Le président de la République a également souligné que l’industrie gazière évolue aujourd’hui dans un environnement particulièrement complexe, à la croisée des impératifs de sécurité énergétique, des exigences de la transition climatique et des recompositions géopolitiques.
Dans son intervention, le chef de l’État a réaffirmé que la définition des politiques énergétiques constitue un droit souverain pour chaque pays. Il a mis en garde contre l’instabilité réglementaire susceptible de décourager les investissements et de fragiliser la sécurité des approvisionnements énergétiques.
Selon lui, les investissements massifs exigés par le développement des infrastructures gazières nécessitent des cadres réglementaires stables ainsi qu’une juste valorisation du gaz naturel, notamment dans le cadre des contrats de long terme.
Depuis Moscou, Abdelmadjid Tebboune a ainsi appelé à un dialogue constructif devant déboucher sur un cadre réglementaire consensuel permettant de sécuriser les investissements et de les orienter vers les régions qui en ont le plus besoin.
Le président de la République a également rappelé que le Forum s’était doté, lors du sommet d’Alger, d’un Institut de recherche sur le gaz dont le siège est établi à Alger. Il a indiqué que l’Algérie continuera à soutenir cette structure et a appelé celle-ci à jouer un rôle plus important dans la diffusion des technologies de réduction des émissions, de captage et de stockage du carbone, ainsi que dans le développement de l’efficacité énergétique par le recours au numérique et à l’intelligence artificielle.
G. Salima

 

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