Ce que j’en pense: Les piafs étoilés sont des avions de chasse

Par Moncef Wafi

Un ami m’a rappelé gentiment à propos de ma chronique d’hier que malgré tout le bien que je pense de Trump, le gars a le mérite de ne pas avoir déclenché de guerre à l’inverse de ses prédécesseurs. En effet, lors de son mandat, Donald Trump, hormis la guerre qu’il a déclaré à une partie de son peuple (hispaniques, afro-américains, musulmans), a décidé d’en finir avec l’exportation de la violence en dehors de ses frontières, mettant même fin aux nombreux conflits armés dans lesquels les USA étaient impliqués. Et ils étaient nombreux. Depuis le début des années 90, les GI ont profané les terres d’Irak, d’Afghanistan et de Somalie, bombardant la Serbie, la Lybie, le Pakistan, le Yémen et la Syrie. Mais qu’ils soient « colombe » ou « faucon », les piafs américains ne sont pas des oiseaux mais des avions de chasse en vérité.
Paradoxalement, en ce mois de la distribution des prix Nobel, rappelons que le « gentil » Barack Obama a été récipiendaire de celui de la Paix en 1999 alors qu’aucun président américain n’a fait la guerre aussi longtemps que lui. Huit années de guerres ininterrompues devenant le seul président dans l’histoire des States à accomplir deux mandats entiers à la tête d’un pays en guerre.
Les raisons sont multiples mais convergent vers un seul point nodal, celui de la sécurité américaine, énergétique et géostratégique. Bush, l’hurluberlu fils à papa, a fait semblant de gérer les attentats du 11 septembre 2001, précipitant le monde dans des guerres immondes « contre le terrorisme », adoptant, par le Congrès des États-Unis, l’USA PATRIOT Act, véritable bible du nationalisme étoilé, et créant le fameux département de la sécurité intérieure.
Clinton, lui, a été plus terre-à-terre bombardant l’Irak, la veille de l’examen de sa destitution par la chambre des représentants. Clinton empêtré dans le scandale du Monicagate, allume un pare-feu en immolant les Irakiens pour qu’Hilary lui pardonne l’histoire du cigare.
Avant eux, il y avait aussi Nixon, Reagan, Truman ou encore Lyndon Johnson et tous les locataires de la Maison Blanche voulaient avoir leur heure de gloire au détriment de pays considérés comme « ennemis ». Une « main étrangère », parfait alibi pour détourner l’attention nationale et taire les tensions internes. En résumé, l’Oncle Sam était né de l’épée, vit de la poudre et périra par la peste.

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