Bel-Air : Quand des citoyens redonnent vie à leur cité
Au cœur d’Oran, la cité du rond-point de la wilaya, au quartier Bel-Air ne ressemble plus à celle qu’elle était il y a encore deux ans. Longtemps marquée par des immeubles vieillissants, des façades décrépites et des espaces communs encombrés d’ordures, la cité Oldak Rousseau, affiche aujourd’hui un nouveau visage : façades ravalées, cages d’escalier peintes, ascenseurs neufs et espaces propres.
A l’origine de cette métamorphose, un acteur ambitieux et déterminé : le comité de quartier, composé exclusivement de bénévoles. «Nous avons décidé de ne plus attendre que les choses changent d’elles-mêmes», explique un membre actif du comité. Armés d’une bonne dose de détermination, ces habitants ont mené de front une série de chantiers d’envergure. Rénovation des installations électriques vétustes, pose d’un nouveau réseau d’assainissement des eaux usées en coordination avec la SEOR, installation d’ascenseurs modernes, remise en état des espaces verts et évacuation de déchets accumulés depuis des années : rien n’a été laissé au hasard.
Pour y parvenir, les bénévoles n’ont pas seulement retroussé leurs manches : ils ont multiplié les démarches administratives auprès des collectivités locales, de Sonelgaz, de la société des eaux et d’autres institutions. Leur persévérance a permis d’obtenir des autorisations et des aides techniques. Les résultats sont visibles : la qualité de vie s’est nettement améliorée.
Les habitants profitent désormais d’un environnement plus sain et sécurisé. Les enfants peuvent jouer sans craindre les amas d’ordures, les personnes âgées utilisent à nouveau les ascenseurs en toute confiance, et les façades fraichement peintes donnent une impression de fraîcheur à l’ensemble de la cité. Au-delà des travaux réalisés, cette expérience a renforcé la solidarité entre voisins.
Les actions collectives ont permis de tisser des liens, de créer un sentiment d’appartenance et de redonner fierté aux habitants. Le comité de quartier de Bel-Air illustre parfaitement ce que peuvent accomplir des citoyens unis autour d’un objectif commun : améliorer leur cadre de vie. Leur engagement bénévole prouve qu’avec de la volonté, de la coordination et un dialogue constant avec les institutions, il est possible de transformer durablement un quartier.
Bel-Air, autrefois symbole de laisser-aller, est désormais un exemple de mobilisation citoyenne.
G. Salima