Gestion des ressources hydriques: Depuis Médéa, appel à une coordination africaine

Une coordination renforcée entre les pays africains en matière agricole, en particulier la gestion des ressources hydriques destinées à l’irrigation, est susceptible de réduire l’impact du stress hydrique qui sévit dans beaucoup de pays du continent et de permettre la mise en place de mécanismes pour faire face au problème de la rareté de l’eau, a estimé jeudi dernier à Médéa la directrice de la formation, de la recherche et de l’innovation auprès du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.

«Un travail coordonné et concerté entre les pays africains, notamment dans le domaine de la gestion des périmètres irrigués, permettra d’apporter des solutions au stress hydrique qui frappe de nombreux pays dans le continent africain», a déclaré Fatiha-Leïla Baouche, en marge de la cérémonie de clôture d’un cycle de formation sur la gestion des périmètres irrigués, organisé du 1er au 12 octobre à l’institut technologique spécialisé de formation en polyculture de Médéa au profit de cadres africains venus de 12 pays.
Le renforcement de la coopération entre les pays africains «facilitera non seulement la prise de bonnes mesures, mais contribuera à mettre en place les conditions à même d’aider à développer une agriculture moderne, intelligente et performante, et de parvenir, surtout, à garantir la sécurité alimentaire au niveau du continent africain», a-t-elle ajouté.
Pour le représentant de la Ligue arabe, coorganisatrice de cette formation avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et le Département des cultures vivrières dans les zones semi-arides de l’Afrique (Safgrad) de l’Union africaine, Ahmed El Kemass, la coopération en matière de formation agricole «est d’un apport crucial pour l’agriculture africaine», ajoutant que les échanges d’expériences qui ont eu lieu, lors de ce cycle de formation sur la gestion des périmètres irrigués, sont de nature à «faire avancer davantage le secteur agricole et aider les pays africains à assurer leur sécurité alimentaire». Quinze ingénieurs agronomes du Togo, du Benin, des Comores, du Burundi, de la République centrafricaine, des Iles Maurice, du Tchad, de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Rwanda, du Cameroun, de Tunisie et d’Algérie ont pris part à ce cycle de formation consacré à la gestion des périmètres agricoles irrigués et l’adaptation à la rareté de l’eau.
La session a permis aux cadres agronomes issus de ces pays de bénéficier de l’expérience algérienne en matière d’irrigation dans les conditions de changements climatiques, leur permettant de développer leurs connaissances et leurs capacités dans la gestion et la valorisation des ressources hydriques affectées à l’agriculture.

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