Première session criminelle de la Cour d’Oran : Trafic de stupéfiants et terrorisme à la barre

La première session criminelle de la Cour d’Oran portant sur les affaires de trafic de stupéfiants et soutien et apologie des groupes terroristes débutera le 23 octobre prochain jusqu’au 20 novembre 2023.
103 affaires ont été inscrites au rôle dont 6 dossiers en lien avec le terrorisme. Parmi ces derniers, celui de D.S., une femme accusée d’appartenance à Daech. Il s’agit d’une affaire où huit des 11 mis en cause, dont un ressortissant Français qui réside au niveau de la ville de Mostaganem, ont déjà été jugés et condamnés à des peines de cinq et dix ans de réclusion. Ils étaient poursuivis pour tentative d’attentat à l’explosifs contre des personnes et atteintes à leurs biens ; apologie à groupes terroristes et financements de ces groupes ; tentative de voyage d’un Algérien à l’étranger en vue de commettre des actes terroristes et formation de groupes terroristes activant à l’intérieur du pays. Il importe de souligner que parmi les mis en cause en fuite, on compte un ressortissant français, M.M.D., âgé de 35 ans ainsi que deux femmes dont celle devant être jugés au cours de cette session.
Selon l’arrêt de renvoi de cette affaire et les débats du premier procès, ces éléments étaient en contact avec deux autres terroristes S. Abdelali et le ressortissant français qui se fait appeler Abou El Kacem » qui se trouvaient avec leurs épouses, les deux femmes cités dans cette affaire à l’étranger où ils activaient dans les rangs de Deash depuis 2017. Suite à ces informations, une enquête a été ouverte et les investigations ont permis d’identifier le reste du groupe et de les localiser avant de les arrêter le 13.5.2018. Plusieurs objets dont du matériel électronique ont été saisis. Parmi les accusés, deux d’entre eux se préparaient à commettre un vol visant une bijouterie dont les revenus serviraient à financer des groupes terroristes et à quitter le pays pour rejoindre l’Afghanistan.
De même, il s’était avéré que ces éléments faisaient main basse sur des médicaments au niveau de l’hôpital de Mostaganem, les envoyant à d’autres intermédiaires pour les acheminer vers des groupes terroristes se trouvant à Béni Amrane, à côté d’importantes sommes d’argent.
Par ailleurs, lors de cette même session, un des éléments du « MAK » sera jugé. Il s’agit de l’affaire des neuf mis en cause, accusés des chefs d’inculpations d’appartenance à groupe terroriste et apologie à ces mêmes groupes et à des organisations qui prônent la haine et la discrimination. Ces derniers ont été poursuivis suite aux graves incendies qui ont frappé la région de la Kabylie pendant l’été 2021.
Concernant les affaires liées au trafic de stupéfiants, la session s’ouvrira sur une affaire dans laquelle sont impliquées 17 personnes dont 7 se trouvant sous mandats de dépôts et 10 sous contrôle judiciaire dont 4 femmes. Par ailleurs, et après plusieurs reports, l’affaire de H. Oussama, alias Oussama Escobar, baron de kif évadé de la maison d’arrêt d’El Harrach sera enrôlée dans cette session.
Zemmouri. L
