Tribunal criminel d’appel: De 7 à 10 ans de prison pour les narcotrafiquants d’El Akid
Le tribunal criminel d’appel a condamné trois personnes à des peines allant de sept à dix années de prison ferme pour détention et commercialisation de stupéfiants. Le tribunal a ainsi confirmé le verdict prononcé en première instance bien que, dans son réquisitoire, le ministère public ait requis l’aggravation des peines en raison de la gravité des faits.
Des faits qui remontent au mois de novembre 2023 lorsque les services d’Oran ont été informés de la présence d’un groupe de jeunes qui vendaient du cannabis et des psychotropes dans le quartier d’El Akid. Des investigations ont été rapidement lancées pour vérifier les renseignements et, le cas échéant, identifier les trafiquants de drogue. Après enquête, il s’est avéré qu’une bande de jeunes commercialisaient effectivement des produits stupéfiants parmi les consommateurs dans le quartier et qu’ils s’approvisionnaient dans une maison que les policiers ont fini pas localiser. Une perquisition effectuée dans l’habitation en question appartenant à l’un des suspects, répondant aux initiales de BH, a permis de mettre la main sur 20 kilogrammes de kif et 7.000 comprimés d’ecstasy.
Interrogé, ledit B.H n’a pas d’autre alternative que de reconnaitre les faits mais en soulignant que c’est la première fois qu’il s’était ainsi impliqué dans un trafic de drogue. Il expliquera que c’est sur la demande d’un certain B.A, propriétaire de la marchandise, qu’il a accepté de stocker la drogue chez lui. Il ajoutera qu’il ne connait d’ailleurs aucun des éléments de ce réseau qui revendaient les stupéfiants dans la rue. Il dira que B.A lui a envoyé la marchandise par l’intermédiaire de deux personnes qu’il n’avait jamais vues et dont il a affirmé ignorer l’identité. «L’un de ces hommes se trouvait à bord d’une Mercedes et le second conduisait une Picanto», a-t-il seulement précisé.
La poursuite de l’enquête permettra, notamment grâce à l’examen des téléphones portables saisis, l’identification de deux autres suspects : M.H et B.M.A. Alors que le premier admettra son implication dans le trafic de drogue, le second -arrêté à Maraval à bord d’une Picanto- rejettera toutes les accusations et niera connaître les autres suspects.
A la barre du tribunal criminel, B.H ne changera pas de déclarations et reconnaitra les faits qui lui sont reprochés mais en affirmant que c’est sa première expérience dans le domaine. M.H reviendra sur ses premières déclarations et niera un quelconque lien avec des activités de narcotrafic. B.M.A, lui, s’agrippera à ses dénégations : non, il n’a jamais fait dans le trafic de drogue et non, il ne connaissait pas les accusés qui sont à ses côtés.
La défense du premier prévenu plaidera les circonstances atténuantes en mettant en avant la bonne volonté de son client qui n’a pas fait de difficultés pour faire des aveux. Il appellera le tribunal à prendre en considération le fait que c’est la première fois que son mandant est ainsi impliqué dans une affaire de trafic de drogue. Quant aux avocats des deux autres accusés, ils plaideront la non-culpabilité.
Zemmouri L.