Commerce informel à Canastel : Les trottoirs de la cité El Karama toujours occupés

Le commerce informel a fait un retour en force dans certains quartiers à Oran, en particulier le long de la route reliant les quartiers de Canastel et Belgaïd, plus précisément dans la zone connue sous le nom de « Karama ». Des étals de vente de poissons, de véhicules chargés de fruits et légumes, ont réapparu, malgré le démantèlement de ce marché illégal par une décision des pouvoirs publics, l’année passée.

Cette situation a ravivé l’activité commerciale dans cette zone, qui est devenue un point noir pour les usagers de la route principale reliant Canastel au nouveau pôle urbain de Belgaïd, entraînant d’importants embouteillages, en particulier aux heures de pointe. La réapparition du commerce informel dans cette région a également affecté les résidents des immeubles situés le long de la route, ainsi que les propriétaires de véhicules. Ces échoppes illégales s’étendent même sur les espaces verts conçus dans le cadre du projet d’extension du tramway.
Les autorités locales avaient pris des mesures pour éviter cette situation, mais la persistance du phénomène démontre la nécessité d’une action plus vigoureuse. Cela a entraîné un rétrécissement de l’espace disponible pour les piétons et les usagers de la route, créant des problèmes de congestion. L’occupation illicite de l’espace public a, depuis des années, constitué un véritable casse-tête pour les autorités publiques de la cité oranaise alors que différentes tentatives pour l’éradiquer ont été initiées, mais le résultat est en deçà des attentes.
Ainsi et dans le cadre de la lutte contre le commerce informel, une large opération d’assainissement a été effectuée ces derniers mois. Le gouvernement s’est engagé, dans ce sens, à mettre en place des mesures d’intégration, d’incitation et de contrôle, devant contribuer au transfert de l’activité informelle vers le secteur formel. Parallèlement, les autorités publiques ont mis en place un ensemble de mesures et de dispositifs visant à inciter les opérateurs informels à s’insérer dans la sphère légale. Depuis 2009, les communes de la wilaya d’Oran ont bénéficié de la réalisation de plusieurs marchés parisiens. Toutefois ces marchés de proximité composés de plusieurs locaux et étals pour la vente des fruits et légumes et qui devraient normalement être opérationnels depuis deux années sont désertés par les commerçants.
Fayçal A

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