Monoxyde de carbone: Plus de 80 décès depuis janvier dernier

Nassim Bernaoui, sous-directeur des statistiques et de l’information à la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), a annoncé mercredi que les services de secours ont enregistré 82 décès liés au monoxyde de carbone depuis le début de l’année, tandis que plus de 1 350 personnes ont été secourues après avoir été incommodées par ce gaz.
En 2023, le monoxyde de carbone, souvent qualifié de « tueur silencieux, » avait causé la mort de 153 personnes et nécessité l’intervention auprès de 3 033 autres personnes.
Au micro de l’émission « L’Invité de la matinale » de la chaîne 2 de la Radio algérienne, M. Bernaoui a précisé que depuis le début de la récente vague de froid, quatre décès supplémentaires ont été enregistrés et plus de 100 personnes ont dû être secourues. Il a signalé que ces décès, causés par des chauffe-eaux défectueux ou mal installés, incluent notamment le cas tragique d’un jeune couple récemment marié à Tissemsilt, victime d’une inversion de polarité dans les piles de leur détecteur.
Bien que le nombre de décès ait diminué, M. Bernaoui a averti que 82 victimes en dix mois restent préoccupantes, surtout à l’approche de l’hiver. Il a souligné la nécessité de sensibiliser les citoyens aux dangers du monoxyde de carbone, particulièrement autour des chauffe-eaux, souvent plus mortels que les chauffages en raison de défauts d’installation ou de mauvais emplacements.
R.N
