Saisie de 100 kg de kif sur la RN11: Sept accusés écopent de huit ans de réclusion

Le Tribunal criminel de première instance a jugé, en fin de journée de ce dimanche 5 novembre, 11 mis en cause accusés dans une affaire de détention, stockage et transport de stupéfiants, suite à la saisie de 100 kg de kif traité. A l’issue des délibérations, quatre prévenus se trouvant sous contrôle judicaire ont été acquittés alors que les sept autres, incarcérés, ont été condamnés à huit années de réclusion criminelle.
Cette affaire remonte au 5 mars 2018, lorsque les éléments de la gendarmerie, et suite à des informations, interceptent un véhicule à la sortie d’Oran se dirigeant vers Mostaganem. La fouille du camion, conduit par A.M., a permis de saisir 24 kg de kif cachés au niveau de la roue de secours. Interrogé, le conducteur donne le nom de son principal complice, A. Med. « C’est ce dernier qui m’a proposé de transporter la drogue contre 30 millions de centimes », avoue-t-il. Les investigations permettent d’arrêter A. Med., ainsi que d’autres complices dont M.A.H., qui décède en 2022 alors qu’il était en détention. C’est au niveau du domicile de ce dernier que 76 kg de kif ont été saisis par la suite.
Selon les débats du procès, les mis en cause tous âgés de la quarantaine, feront différentes déclarations. A.M., explique, pour sa défense, avoir accepté ce travail à cause d’un besoin d’argent pour opérer ces filles jumelles. Il ajoute que c’est A.Med., qui a fait une partie de chemin avec lui avant qu’il ne soit intercepté par les gendarmes. Les autres prévenus simplement cités par leurs pairs rejettent les faits. Toutefois, le décès de M.A.H., chez qui les 76 kg ont été saisis, restera une zone d’ombre dans cette affaire puisqu’on ne pourra pas savoir, à l’audience, l’origine de cette drogue. Dans son réquisitoire le représentant du ministère public a requis la perpétuité à l’encontre de l’ensemble des prévenus instant sur le fait qu’il s’agit d’un réseau bien structuré et dont les éléments sont dans une grande majorité des adultes qui savaient ce qu’ils faisaient.
Zemmouri. L
