Financement des start-up: L’Algérie lance son premier FCPR privé

L’Algérie se dote, pour la première fois, d’un instrument de financement privé dédié aux start-up répondant aux normes internationales. Structuré sous forme de Fonds commun de placement à risque (FCPR) selon le modèle GP/LP (General Partner / Limited Partner), ce mécanisme permettra aux jeunes entreprises innovantes d’accéder à des capitaux privés, tout en créant un cadre sécurisé et attractif pour les investisseurs.
Ce nouveau dispositif financier marque une étape majeure dans le développement de l’écosystème entrepreneurial algérien, en instaurant un modèle éprouvé à l’échelle mondiale et basé sur une répartition claire des rôles entre gestionnaires et bailleurs de fonds.
C’est à la clôture du workshop international «Startup Development and Investor Connect», tenu à Alger, que le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a salué cette avancée. Il a souligné que ce fonds constitue «un bond qualitatif dans le financement de l’innovation», confirmant l’alignement de l’Algérie sur les standards internationaux en matière de capital-investissement.
Organisé par l’accélérateur Algeria Venture, en partenariat avec l’ambassade des États-Unis à Alger et le CLDP (Commercial Law Development Program) relevant du Département américain du Commerce, ce workshop de quatre jours a réuni start-up, investisseurs, experts internationaux et structures d’accompagnement.
Durant l’événement, les jeunes pousses ont bénéficié de formations ciblées sur des thématiques stratégiques comme la propriété intellectuelle, le marketing ou encore la préparation à la levée de fonds, animées par des experts de l’Université Cornell et du CLDP.
Le ministre a réaffirmé l’engagement des autorités à consolider l’environnement de l’innovation et de l’entrepreneuriat, dans une logique de coopération continue avec les partenaires nationaux et internationaux.
De son côté, l’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, a salué cette dynamique commune, insistant sur l’importance de l’innovation pour bâtir une prospérité économique partagée. Elle a mis en avant le rôle de programmes comme SelectUSA pour encourager les investissements croisés, tout en soulignant la mobilisation des participants et leur capacité à transformer les idées en projets concrets.

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