Il contrefait les clés du magasin de son oncle : Cinq ans de réclusion pour cambriolage

Mis en cause dans une affaire d’association de malfaiteurs et vol en utilisant des clés contrefaites, A.T.A., B. Mohamed et B.Z., ont comparu, hier devant le Tribunal criminel de première instance.
A l’issue des délibérations, A.T.A., a été condamné à cinq ans de réclusion ; B. Mohamed, un transporteur clandestin, à quatre ans de prison ferme alors que B.R., a été acquitté. Par ailleurs trois autres mis en cause, actuellement en fuite, ont été condamnés à 20 ans de réclusion par contumace. Les faits se sont déroulés au niveau de M’dina J’dida, lorsque le propriétaire d’un magasin de vente de vêtements pour femmes a déposé plainte pour le cambriolage de son local dans la nuit du 16 novembre 2022 et la disparition de 13 millions de dinars de sa caisse. L’enquête a déterminé qu’il n’y avait pas eu d’effraction et que le ou les voleurs étaient en possession des clés.
Le visionnage des caméras de surveillance met en cause le premier suspect qui a été identifié comme le propre neveu de la victime dont les parents vivent à Relizane. Arrêté et confronté aux faits, le suspect, à peine sorti de l’adolescence a reconnu les faits en donnant le nom de ses complices, expliquant que celui qui l’a poussé à commettre ce vol est son dealer, un certain B.A. Des déclarations qui ont permis d’arrêter B.Med et B.Z.
A la barre, A.T.A., maintient ses déclarations expliquant qu’il était sous l’emprise de B.A., précisant toutefois que le montant volé est de 1 milliard de centimes. De son coté, B. Mohamed reconnaît avoir transporté deux personnes à Relizane, et qu’il a été gracieusement payé en retour. A son retour à Oran, il a retrouvé un sachet contenant 70 millions de centimes dans sa voiture. Suite à son arrestation, il dit avoir rendu cet argent à la police. « Certes, je savais qu’un vol a été commis, mais je n’ai pas participé aux faits », se défend-t-il. Le troisième mis en cause nie d’un bloc toute les accusations retenues contre lui. Dans son réquisitoire le représentant du ministère public requiert 15 ans de réclusion contre les trois mis en cause. La défense d’A.T.A., plaide les circonstances atténuantes alors que celle des deux autres, plaide la non culpabilité.
L. Zemmouri
