Solidarité inconditionnelle avec la Palestine: 400 enfants de Ghaza seront soignés en Algérie

Depuis le début de l’agression barbare sur les palestiniens de Ghaza par l’armée d’occupation sioniste, les images d’enfants morts, mutilés, déplacés et en extrême détresse ont envahi toutes les plateformes des réseaux sociaux, en dépit des tentatives de restrictions imposées.

L’Algérie, fidèle à sa politique de soutien total à la Cause palestinienne, a décidé d’accueillir 400 enfants palestiniens de Ghaza blessés suite aux frappes sionistes, pour leur prodiguer des traitements médicaux d’urgence. Ces enfants seront hospitalisés dans des hôpitaux civils et militaires d’Alger, d’Oran et de Constantine, a appris l’APS auprès d’une source officielle.
Dans son engagement inconditionnel de soutien à la Cause palestinienne, l’Algérie a dès le début de la crise envoyé des avions de ses Forces aériennes, chargées d’aides humanitaires d’urgence destinées à la Bande de Ghaza. Depuis, plusieurs opérations se sont succédé, en coordination entre le CRA et Croissant-Rouge palestinien (CRP). Ces aides d’urgence envoyées sur instruction du président de la République, traduisent « la solidarité illimitée de l’Algérie, direction et peuple, avec le peuple palestinien frère, victime d’une agression continue, notamment à Ghaza, perpétrée par les forces d’occupation sionistes sur fond d’un blocus total et inique », avait indiqué la Présidence de la République. Ces aides, comprenant les équipements d’un hôpital de campagne, des quantités considérables de médicaments, denrées alimentaires, couvertures, literies et des tentes.
Le CRA a également lancé un programme de solidarité, concernant la prise en charge des étudiants palestiniens, notamment ceux issus de la Bande de Ghaza, qui poursuivent leurs études dans les universités du pays, afin de les accompagner et leur fournir le soutien matériel et psychologique dans cette période difficile. A Ghaza, sur prés de 18.000 martyrs, plus de 5.500 enfants ont été tués alors que près de 9.000 personnes ont été blessées.

L’endroit le plus dangereux au monde pour un enfant

Pour rappel, évoquant la situation dramatique des enfants de Ghaza, la directrice régionale de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Adele Khader, a déclaré que « la Bande de Ghaza est devenue l’endroit le plus dangereux au monde pour les enfants ». Elle a indiqué, dans un communiqué publié sur le site Internet de l’ONU, « que la Bande de Ghaza est devenue l’endroit le plus dangereux au monde pour les enfants après qu’environ un million d’enfants ont été déplacés de force de leurs foyers ».
« Les rapports indiquent que des dizaines d’enfants sont tués et blessés chaque jour. Des quartiers entiers, où les enfants jouaient et allaient à l’école, sont transformés en tas de décombres. L’UNICEF et d’autres agences humanitaires tirent la sonnette d’alarme depuis des semaines. Notre équipe sur le terrain décrit avoir rencontré des enfants qui ont perdu des membres de leurs corps et ont subi des brûlures au troisième degré. D’autres sont traumatisés par la violence continue qui les entoure », lit-on de même source.
Pour sa part le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Palestine, Rik Peeperkorn, a déclaré qu’en moyenne, un enfant est tué toutes les 10 minutes à Ghaza. Peeperkorn a assisté en ligne à la conférence de presse hebdomadaire du bureau des Nations unies à Genève et a fait des évaluations sur la situation à Ghaza, soumise au blocus sioniste et à d’intenses attaques. Peeperkorn a déclaré : « Plus de 60% des personnes tuées sont des femmes et des enfants ». Il a ajouté : « En moyenne, un enfant est tué toutes les 10 minutes à Ghaza. En ce sens, je pense que nous sommes proches du moment le plus sombre de l’humanité. Nous avons besoin d’un cessez-le-feu permanent ».

Plus d’un million d’enfants en danger de mort

Plus d’un million d’enfants de la bande de Ghaza se retrouvent sans aucun endroit sûr où aller et risquent d’être tués par l’armée d’occupation sioniste, notamment à Khan Younes, avertit l’ONG Save the Children. Khan Younes est une ville du sud de Ghaza où les forces sionistes avaient auparavant demandé à la population palestinienne civile de se réinstaller, mais elle est désormais également attaquée. Par conséquent, la totalité de la population infantile, soit plus d’un million, risque d’être tuée, avertit l’ONG.
Dans le Nord de Ghaza, des centaines de milliers de familles restent bloquées et en danger, et avec des infrastructures et des services essentiels comme les hôpitaux et les installations sanitaires décimés, elles risquent la famine, la maladie, les blessures et la mort, alerte encore Save the Children. « Je suis dans le Sud de Ghaza, où les enfants et leurs familles se battent pour se mettre en sécurité. Mais il n’y a aucun endroit sûr à Ghaza. Il n’y a nulle part où aller. Les autorités (d’occupation sionistes) avertissent les familles de déménager, une fois de plus, en les déplaçant de force vers des zones de plus en plus petites, sans aucune garantie de sécurité ou de retour, et sans les infrastructures et l’accès aux services nécessaires pour subvenir à leurs besoins », a déclaré le directeur national de l’organisation dans le territoire palestinien occupé, Jason Lee.
Et d’ajouter : « Il n’est pas possible de concentrer un grand nombre de civils sur de si petites parcelles de territoire sans aggraver une catastrophe humanitaire déjà désastreuse. Les familles qui survivent aux bombes ne peuvent pas se faufiler dans des abris déjà surpeuplés, ce qui les oblige à installer des tentes de fortune, sans accès à l’eau potable et à des services d’assainissement en ruines, ce qui les expose au risque d’une urgence de santé publique ».
B. Sofiane

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