87 d’entre eux ont été tués depuis le 7 octobre: Ghaza, le cimetière des journalistes
Selon le bureau des médias du gouvernement palestinien, 87 journalistes ont été tués depuis le début de l’agression sioniste.
A ce titre, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) a indiqué que la bande de Ghaza était devenue un cimetière pour les journalistes, où les forces d’occupation sionistes étouffent délibérément leur travail, les tuent et les menacent en permanence. Dans son rapport annuel, l’organisation a fait remarquer que les agressions commises contre les journalistes palestiniens arrivent en tête des sévices subis par les professionnels des médias en 2023.
«Les journalistes de Ghaza ont payé de leur vie, du fait de l’agression (sioniste) en cours depuis le 7 octobre dernier. Outre les assassinats, la perturbation de leur travail, les journalistes à Ghaza ont vu leurs familles tuées en guise de punition», a souligné l’ONG, dénonçant au passage le blackout médiatique privilégié par le gouvernement sioniste sur ses crimes contre Ghaza. A rappeler, en outre, que plusieurs immeubles abritant des médias à Ghaza et en Cisjordanie occupée ont été ciblés par l’aviation sioniste, détruisant le matériel de certains et contraignant d’autres à cesser d’émettre.
Par ailleurs, plusieurs d’entre eux ont été blessés à divers degrés de gravité dans ces bombardements ciblés. Le dernier en date est le correspondant d’Al-Jazeera Wael Al-Dahdouh, touché, hier, par des éclats d’obus. Le journaliste a été blessé à la main et au ventre par des débris de missile provenant d’un avion de reconnaissance. Des témoins oculaires ont rapporté que, bien qu’il portait son dossard presse, Al-Dahdouh a été blessé à la main et au ventre par des débris d’un missile provenant d’un avion de reconnaissance, lorsque l’armée israélienne avait visé les environs de l’école de «Haïfa», dans le centre de Khan Younes. De leur côté, des sources médicales ont rapporté que la blessure du journaliste palestinien est « légère » et que son état de santé est « stable ».
Pour alerter sur cette situation, les syndicats de journalistes français et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) ont organisé, le 7 décembre dernier à la Bourse du travail à Paris, un meeting de soutien aux journalistes qui couvrent le conflit sur le terrain, ainsi qu’une prise de parole du président du Syndicat des journalistes palestiniens, Nasser Abou Bakr, en visite en France. «L’Etat d’Israël prend les journalistes pour cible afin d’éteindre l’information», a déclaré celui qui est également vice-président de la Fédération internationale des journalistes.
Le 2 décembre, Nasser Abou Bakr avait rencontré le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, à Ramallah, pour lui demander l’ouverture d’une enquête contre l’entité sioniste pour crimes de guerre. Sans succès. Mais la présidente de la Fédération internationale des journalistes, Dominique Pradalié, veut croire que la CPI peut encore s’autosaisir sur le sujet.
R.I
