En état d’ébriété, il tue la victime d’un coup de pierre : 12 ans de réclusion pour l’infirmier d’El Mohgoun

Accusé dans une affaire d’homicide volontaire, B.M., un infirmier qui exerçait à l’hôpital d’El Mohgoun a comparu, mardi dernier, devant le Tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran. A l’issue des délibérations, il a été condamné à 12 ans de réclusion.
Selon l’arrêt de renvoi, cette affaire a eu pour théâtre la ville d’Arzew, en date du 25 octobre 2020. Ce jour-là, le mis en cause, père d’un enfant, s’était rendue en compagnie de la victime, qu’il connaissait, au niveau d’un terrain vague au niveau de la ville d’Arzew où ils avaient l’habitude de consommer quelques bouteilles de boissons alcoolisée parlant de tout et de rien. Même si parfois leurs discussions risquaient de s’envenimer, ils finissaient toujours par se calmer. Mais ce jour-là, l’irréparable s’était produit. Très vite, le ton de la discussion était monté d’un cran et B.M., se saisissant d’une pierre, frappa la victime à la tête, lui causant une forte hémorragie. Se rendant compte de son acte, il prit la fuite tout en surveillant sa victime de loin. Il appela alors un de ses amis l’informant qu’il avait aperçu un homme gisant par terre. Ce dernier, en se rendant sur les lieux, avait constaté le décès de l’homme en question. Il avertit la police et très vite les soupçons se sont focalisés sur le mis en cause qui a été arrêté et confronté aux faits.
B.M., passa aux aveux, expliquant toutefois qu’il se trouvait sous effet de l’alcool et que la victime l’avait provoqué en l’insultant. Cité à la barre, il ne change pas de version, affirmant qu’il n’avait pas l’intention de tuer la victime.
« C’est pour cette raison que j’ai appelé mon ami pour qu’il lui porte secours. J’ignorais qu’il venait de décéder, votre honneur », se défend B.M. Des déclarations qui ne convainquent pas le président d’audience, qui lui répond qu’il aurait pu lui même appeler les secours vu qu’il n’avait pas l’intention de tuer. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public requiert la peine maximale mettant le point sur la force du coup reçu par la victime. La défense de B.M., plaide les circonstances atténuantes insistant sur le fait que son mandant ainsi que la victime se trouvaient en état d’ébriété et qu’il avait tenté de lui porter secours en appelant son ami.
L. Zemmouri
