Belgaid: Une cinquantaine d’extensions illicites démolies

Une grande opération d’éradication d’extensions illicites a été réalisée, jeudi dernier à Belgaid, par les services communaux de Bir El Djir. Cette opération a permis la destruction de 55 extensions illicites de magasins en présence du maire de Bir El Djir et du délégué communal Zerdane Djamel ainsi que des policiers de la sûreté de la daïra.
Un engin de travaux public a été utilisé pour démolir l’habillage de ces magasins, qui selon le délégué de Belgaid «ne répond pas aux normes ».
Des extensions de cafétérias, pizzerias et d’autres magasins ont ainsi été démolis. « Cet habillage doit être réalisé selon les normes, sans poutres et sans squatter le trottoir. Il faut également avoir une autorisation communale pour cela et ne pas dépasser la distance mentionnée dans cette autorisation» ajoute Zerdane Djamel. D’autres extensions qui répondent aux exigences formulées non pas été inquiétées, a-t-on observé sur place.
L’opération de démolition devra se poursuivre dans les prochains jours pour toucher d’autres zones commerciales de Belgaid qui enregistre une forte dynamique commerciale ces dernières années. Cette dynamique qui n’a pas empêché la majorité écrasante des commerces quel que soit leurs activités de disposer d’extensions construites illicitement sur les espaces publics notamment les trottoirs, où des marchands de fruits et légumes étalent également leurs marchandises, ce qui entrave la circulation piétonne. Les citoyens sont contraints de marcher sur le bitume au risque de se faire écraser par les véhicules. La fluidité de la circulation est également impactée au niveau de ces sites.
Il faut rappeler que l’occupation illicite des espaces publics tels que les trottoirs et les rues est devenue chose courante dans toutes nos villes. Les autorités locales organisent régulièrement des campagnes de libération de la voie publique mais en vain. Les commerçants ainsi que les vendeurs clandestins n’hésitent plus à construire des extensions en dur pour exposer leurs marchandises sur la voie publique. Ces derniers qui ne disposent d’aucune autorisation, font fi de la réglementation en vigueur et ne s’acquittent d’aucune taxe aux services communaux qui devraient sérieusement penser à exploiter ce créneau qui pourrait être rentable pour les communes. R. L
