Tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran: L’affaire de la ferme d’Ain El Beida reportée

Renvoyée devant le Tribunal criminel d’appel suite à un pourvoi en cassation, l’affaire des 23,36 quintaux de kif saisis au niveau d’une ferme à Ain El Beida a été reportée suite à un problème technique survenu au niveau de la maison d’arrêt de Mascara où l’un des mis en cause qui y est incarcéré devait comparaître par vidéoconférence.
Cette affaire remonte à juillet 2012, des informations sur un important réseau de trafic de stupéfiants parviennent à la sûreté de wilaya d’Oran dont les investigations ont permis d’identifier 17 membres de ce réseau et l’endroit où la drogue était entreposée, une ferme appartenant à K.M. Le 1er décembre 2012, une perquisition est menée à cette adresse et l’inspection d’un camion qui s’y trouvait a permis aux policiers de saisir 23,33 quintaux de kif et l’arrestation de B.S. La fouille de la maison a également permis de mettre la main sur 3 autres kg de kif.
Appréhendé sur les lieux, K.M., a reconnu les faits, avouant que c’est un dénommé A.M., qui avait livré le camion chargé, à 1 h. Son rôle consistait à garder les stupéfiants contre 1.000DA le kg et à écouler certaines quantités à des clients dont il avait marqué les noms dans un carnet alors que c’était A.M., qui récupérait l’argent des transactions. Quant au fournisseur, c’était un certain B. Adda qui importait le kif du Maroc.
Quant à B.S., il affirma n’être que de passage à la ferme pour voir un ami, B. Sofiane pour l’achat d’une pièce de rechange pour sa moto. Quant au propriétaire du camion, il s’est présenté de lui-même chez la police pour préciser qu’il l’avait acheté à B.M., au marché de Mesra pour 282 millions. Toutefois, le camion était toujours à son nom car l’acheteur n’avait pas encore réglé les démarches administratives. « Je lui ai juste signé une procuration le 21 juillet 2012 pour qu’il puisse conduire ce camion », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, c’est grâce au carnet trouvé dans la ferme que les autres mis en cause ont été identifiés et arrêtés. Rappelons que lors du premier procès qui s’est tenu en 2014, des peines de sept et 20 ans de réclusion ont été retenues contre les mis en cause.
Zemmouri.L

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