Trafic de drogue : 10 ans de réclusion pour sept Subsahariens

En fin de journée de ce dimanche, le Tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran a condamné sept ressortissants subsahariens à 10 ans de réclusion pour importation de stupéfiants, détention et commercialisations de stupéfiants, au sein d’un réseau criminel organisé, ainsi que fausse déclaration et émigration clandestine.
Les faits remontent au 6 mars 2020, lorsque les éléments de la sûreté de daïra d’Oued Tlélat ont été informés qu’un ressortissant africain, appartenant à un réseau de crime organisé, serait en possession d’une importante quantité de kif traité. Les policiers ont été également informés que le suspect se trouvait dans un train à Oued Tlélat. A la vue des policiers, le suspect, qui portait un sac à dos noir, avait essayé de prendre la fuite, mais en vain. La fouille de son bagage a permis de saisir 4,950 kg de kif traité, 3.700 dinars et 300 dirhams ainsi qu’une puce téléphonique d’un opérateur marocain et deux téléphones avec des puces algériennes.
Confronté aux faits, M. Hassane, de nationalité malienne et résidant à la cité Perret à Oran, expliqua qu’il avait passé deux ans en situation irrégulière au Maroc, en compagnie de son épouse, avant de regagner l’Algérie. Après avoir traversé à pied la frontière, il était resté deux jours à Maghnia puis prit le train vers Oran en compagnie de quatre autres Subsahariens, transportant chacun un sac à dos comme bagage. L’un de ces derniers, A.B., lui demanda de lui transporter une certaine marchandise pour 20 euros, ce qu’il fit. Arrivé à Ouled Mimoun, des gendarmes procèdent à une fouille des bagages, mais plusieurs de ces ressortissants africains dont des Maliens et des Camerounais réussissent à prendre la fuite. Au niveau de la gare de Sidi Bel Abbés, et à la vue des gendarmes, d’autres Africains prirent la fuite en abandonnant sur place leur sac à dos contenant 36 kg de kif.
Quant à Hassane, il descendit du train à Bel-Abbès avant de le reprendre à Oued Tlélat où il a été arrêté. Interrogé, il finit par donner les noms de ses complices qui ont été interpellés à leur tour. Il s’agit de K.S., originaire de la Guinée, K.Y., et M.D., du Sénégal, K.A., M.K., et A.Z., du Mali. Entendus, ces derniers avaient donné chacun sa propre version des faits tout en reconnaissant avoir trempé dans ce trafic et qu’ils sont venus en Algérie pour partir vers l’Espagne.
Cités à la barre, les accusés ne reconnaissent que le chef d’accusation d’émigration clandestine en rejetant celles liées au trafic de stupéfiants. Le représentant du ministère public, en revenant sur les faits, explique qu’il s’agit d’un réseau trés bien structuré qui agit au niveau des frontières ouest du pays pour faire entrer cette drogue. Il requiert la perpétuité contre les prévenus.
Zemmouri.L

Bouton retour en haut de la page