Familles algériennes à Ghaza : Une évacuation en attente des laissez-passer égyptiens

Le Directeur général des Affaires consulaires et de la Communauté nationale à l’étranger a reçu, dimanche au siège du ministère des Affaires étrangères en sa qualité de chef de la cellule de crise mise en place au niveau du ministère, des représentants des familles de la communauté nationale établie à Ghaza, a indiqué un communiqué du ministère.
Ces porte-paroles ont soulevé leurs préoccupations et leurs interrogations sur l’opération d’évacuation de leurs proches bloqués à Ghaza, exprimant leur inquiétude quant aux conditions et aux risques découlant des attaques barbares des forces d’occupation sionistes, selon la même source.
Lors de cette rencontre, le Directeur général des Affaires consulaires et de la Communauté nationale à l’étranger s’est voulu rassurant, indiquant que toutes les mesures et dispositions nécessaires avaient été prises pour mener à bien l’opération d’évacuation dans les meilleures conditions, conformément aux instructions des hautes autorités de notre pays qui accordent une importance extrême au suivi de la situation de notre communauté à Ghaza.
Pour mener à bien cette opération d’évacuation et de rapatriement de ces familles, la diplomatie algérienne doit attendre l’obtention des laissez-passer nécessaires via le Terminal de Rafah délivrés par les autorités égyptiennes.
En effet, le responsable au sein des AE a rappelé que la situation de notre communauté à Ghaza est suivie de près, affirmant que les mesures et dispositions nécessaires ont été prises au niveau du ministère des Affaires étrangères en coordination avec l’ambassade d’Algérie au Caire.
Rappelons que les familles algériennes établies depuis des années à Ghaza vivent le même calvaire que les autres communautés ghazaouies dans la Bande, livrées aux bombardements sionistes depuis le 7 octobre dernier.
Rappelons que dès la première semaine de bombardement, des familles algériennes établies à Ghaza ont appelé à être évacuées à travers des vidéos postées sur les réseaux sociaux. Elles se sont adressées au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour leur rapatriement en toute urgence.
« Pas d’électricité, pas d’eau, pas de gaz », s’était inquiétée une Algérienne, originaire d’Oran. C’était également le cas pour Zaki G. qui a fait savoir que sa famille, a vécu 15 ans en Algérie, avant de s’installer à Ghaza. De son côté, l’Algérienne Huda AZ, qui était en compagnie de sa maman originaire de Mascara, avait assuré que la situation à Ghaza est chaotique et qu’ils avaient reçu l’ordre d’évacuer leurs maisons avant de se retrouver dans un centre pour réfugiés.
R.N

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