Une dispute tourne au drame: Huit ans de réclusion pour une main coupée

Le Tribunal criminel d’Oran a condamné jeudi dernier B.M., à huit ans de réclusion pour coups et blessures ayant entrainé un handicap à vie, à savoir l’amputation d’un membre. En effet, B.H., un mineur au moment des faits, a perdu sa main suite à cette agression. Cette peine a été assortie d’une indemnité de 4 millions de dinars devant être versée à la victime.
Les faits de cette affaire remontent au 20 août 2020 à haï El Yasmine lorsque B.H., alors âgée de 17 ans, se trouvait avec trois personnes à bord d’un véhicule de marque Volkswagen immatriculée à Constantine. En descendant de la voiture, il a été frappé avec un couteau par le mis en cause ; un coup traitre qui lui a couté la main. Lorsqu’il a été entendu par la Police, B.H., affirma connaître l’identité de son agresseur et porta plainte contre lui.
Interrogé sur les raisons de cette agression, la victime expliqua alors qu’il se disputait avec sa tante B.Kh., qui lui reprochait le deal de psychotropes et de kif devant son domicile. Condamné par contumace à dix ans de réclusion, le 24 novembre 2022, le B.M., a comparu devant cette instance de premier degré pour répondre des faits retenus à son encontre.
Interrogé par le président de l’audience, il réfute d’un bloc les accusations portées à son encontre, expliquant que la victime l’a cité pour se venger de lui. Pour rappel, la tante de ce dernier, jugée pour incitation au crime, avait été acquittée lors du premier procès. B.H., qui ne se cachait pas du commerce illicite des stupéfiants, s’était à maintes reprises disputé avec sa tante, ce qui m’a poussé, raconte l’accusé, à apostropher le jeune mineur lui demandant d’avoir du respect pour ses voisins. « Mais il ne m’a pas écouté et je l’ai alors giflé. Fou de rage, il m’a menacé de m’impliquer dans une affaire de trafic de stupéfiants et de m’envoyer en prison. Il m’accuse de ce crime qui fort probablement a été commis par ses complices », témoigne B.M.
Citée, la tante de la victime répond qu’elle n’a rien à faire dans cette affaire et que ce crime a été commis par le mis en cause sans qu’elle n’eut à l’inciter. Le représentant du ministère public requiert dix ans de réclusion contre B.M.
Zemmouri.L
