PDG de Sonatrach : « Réaliser la SDEM de Cap Blanc selon les normes internationales »

Le Président directeur général (PDG) du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, a affirmé mardi à Oran que les travaux de la station de dessalement de Cap Blanc se déroule en H24, dans l’objectif qu’elle soit réalisée selon les normes internationales.

Dans une déclaration à la presse en marge d’une visite effectuée sur le chantier de cette station, qui fait partie du plan d’urgence du président de la République qui prévoit la réalisation de 05 stations d’une capacité de 300.000 m3 jour, le PDG s’est dit satisfait de l’avancement du projet.
« Les travaux avancent selon le planning, mais c’est insuffisant, car je demande encore plus, comme l’étape suivante est cruciale, elle concerne l’installation des équipements. Espérons que ces derniers arriveront à temps et l’installation aussi pour que la mise en service de cette station se réalise sans problèmes », explique Rachid Hachichi.
Le premier responsable de Sonatrach a tenu à encourager tous les intervenants notamment les entreprises qui sont des filiales du groupe. « L’objectif est de finaliser le projet dans les délais prescrits, j’encourage tous les intervenants et on œuvre à déceler toutes les insuffisances pour les régler dans les brefs délais pour ne pas pénaliser les travaux », ajoute-t-il.

L’efficacité énergétique en ligne de mire

Par ailleurs, le PDG de Sonatrach a rappelé l’importance de l’efficacité énergétique dans les projets. Il indique, à ce propos, que « dans tous nos projets, nous tenons compte de l’efficacité énergétique, elle est de mise pour une consommation raisonnable, notamment dans les 05 projets des stations de dessalement ». Concernant les compétences nationales, Hachichi a rappelé que la construction de l’ouvrage et la main d’œuvre sont à 100% algérienne ainsi que le suivi. « Il y aura des équipements qui seront importés chez des constructeurs mondiaux réputés pour leur fiabilité en attendant que l’industrie locale se développe davantage et auxquels nous donnerons la priorité », précise-t-il encore. L’objectif principal dans ces projets de dessalement est d’assurer un fonctionnement continu dans le temps, jour et nuit. « Ce sont des hommes qui vont conduire ces installations, ils doivent être formés pour une exploitation optimale et la maintenance, tout cela pour assurer la disponibilité de l’outil de production au minimum de coûts possible, afin que nous puissions fournir de l’eau d’une manière continue ».
Il a également rappelé que Sonatrach a acquis une expérience suffisante en matière de dessalement d’eau de mer et dispose de compétences dans la réalisation et la gestion de ces stations. Il a déclaré, à ce sujet, que Sonatrach est, aujourd’hui, présente dans diverses parties du monde et qu’elle est en mesure de réceptionner des projets pour la réalisation et l’exploitation des stations de dessalement d’eau de mer partout où l’occasion se présente.
Par ailleurs, la Direction centrale Recherche et Développement du groupe Sonatrach a déposé, depuis 2019, une vingtaine de brevets d’invention, a également fait savoir, hier, M. Hachichi.
Présidant la cérémonie d’ouverture d’un workshop de deux jours organisé par Sonatrach sur la recherche et le développement, il a souligné l’importance d’industrialiser ces solutions et de les déployer sur le terrain. « Certains résultats de ces recherches ont été publiés, ce qui est en mesure d’impacter la production», a-t-il souligné.
Ces brevets d’invention concernent principalement des dispositifs et des semi-pilotes qui répondent aux problématiques industrielles en amont dans la chaîne pétrolière de transport, le traitement des gaz et des eaux, et le déploiement des solutions concernant la protection de l’environnement, a-t-on précisé dans la présentation des activités de la Direction centrale Recherche et Développement de ce même groupe.
Les projets de recherche soumis au brevetage ont permis la réalisation de 6 prototypes que le PDG du groupe Sonatrach a appelé à « produire en quantité» pour encourager la recherche et les chercheurs de l’entreprise. Les brevets d’invention résultent de travaux générés en interne ou en collaboration avec des universités, a-t-on précisé.
Ce workshop a été une occasion pour honorer un agent de Sonatrach figurant dans le top 2 % des meilleurs contributeurs dans la recherche et le développement dans le monde, en l’occurrence l’ingénieur Menad Nait Amar, qui détient plusieurs prix internationaux et des publications dans de prestigieuses revues spécialisées.
Considérant ce jeune chercheur, formé par l’université algérienne, comme « une fierté pour la Sonatrach et le pays», M. Hachichi a estimé que le chercheur algérien est capable d’innover et d’apporter de la valeur ajoutée.
Le PDG du groupe Sonatrach poursuit, ce mercredi, sa visite aux différentes unités de Sonatrach au niveau de la zone industrielle d’Arzew, ainsi qu’à la station de dessalement d’eau de mer d’El Mactaa.
Hamza. B

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