Tazi Mohamed Amine, directeur de Rayanox à Algérie Presse « La nouvelle usine des gélules en gélatine sera tournée vers l’export »
Entretien réalisé par Hamza. B

Tazi Mohamed Amine, directeur de Rayanox, le plus grand producteur privé de gaz industriels en Algerie revient, dans cet entretien accordé à Algérie Presse, sur le futur projet de l’usine de fabrication des gélules en gélatine qui sera le plus grand de la région Mena et permettra à l’Algérie d’exporter ce produit.
Algerie Presse : Après les gaz industriels, Rayanox diversifie ses secteurs d’activités en lançant un important projet ?
Tazi Mohamed Amine : Concernant le projet de fabrication de capsule qu’on a déjà lancé dans la wilaya de Sidi Bel Abbes, il est en construction et les équipements sont déjà commandés, on prévoit la mise en service vers octobre ou début novembre 2024.
Pouvez-vous nous parler des capacités de cette usine qui est la première du genre en Algérie ?
Elle aura une capacité de production de 7 milliards de capsules par an, sachant que le marché local, actuellement, consomme pour l’équivalent de 3 milliards. Donc, notre production représente plus que le double. Cet excédent de production sera destiné exclusivement à l’export, parce qu’il faut savoir que dans toute la région, maintenant, il n’existe que de très petites unités, que ce soit en Égypte, et qui ne couvrent pas du tout la région, ni au Moyen-Orient, ni les pays voisins, encore moins en Afrique. Et donc ce sera des produits qui seront destinés à l’export.
Quels sont les secteurs d’utilisation de ces capsules ?
Les capsules en gélatine halal, bien sûr, sont utilisées actuellement pour les industries pharmaceutiques. C’est un intrant pharmaceutique. C’est une matière première qu’on importait à 100% et qui nous a fait justement défaut lors de la crise sanitaire du Covid, où les unités de production avaient de la matière première, mais n’avaient pas de capsules.
Donc, ça sera une valeur ajoutée pour notre industrie ?
Ce projet nécessite un investissement de 6 milliards de DA (45 millions d’euros), il s’inscrit dans la politique de l’Etat, en ce qui concerne la réduction de la facture d’exportation, en plus de la création de produits à valeur ajoutée. Tout ce qu’on peut produire localement, bien sûr, est un plus pour notre industrie pharmaceutique, sur laquelle se focalise de plus en plus notre Gouvernement et à sa tête, le président de la République. Et justement, dans cette perspective, nous avons justement pensé à faire 6 unités, 6 lignes de production.
Vous allez également fabriquer des capsules végétales ?
Une première en Afrique, ce sera deux lignes en HPMC, ce qu’on appelle les capsules végétales. La première gélule végétale est apparue en 1998 pour hydroxypropylméthylcellulose, ou encore hypromellose. Il s’agit d’une matière fabriquée à partir de cellulose naturelle via une « hémisynthèse ». On part d’un polymère naturel et on réalise quelques étapes de synthèse pour arriver au produit final. C’est vrai que pour le marché algérien actuellement, on n’est pas de grands consommateurs, pas du tout même. Ce sera des capsules qui sont destinées à l’export, mais dans le futur, pourquoi pas. S’il y a des producteurs qui commencent à utiliser des capsules végétales, on pourra justement les approvisionner en capsules végétales. Notre unité de production sera dotée du meilleur équipement dans le monde, de la meilleure technologie sur le marché international, fidèle à notre mentalité, à notre culture, qui fera de notre unité une plateforme mondiale.
