Après la décision de la CIJ sur le génocide à Ghaza: Alger entre en scène à New York

L’Algérie a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, pour mercredi prochain, afin de conférer un caractère obligatoire à la décision de la Cour internationale de justice (CIJ), concernant les mesures conservatoires imposées à l’occupation sioniste pour ses attaques contre le peuple palestinien dans la bande de Ghaza, et ce dans le cadre de la mise en œuvre des hautes instructions du président de la République.
Dès qu’elle a reçu ces instructions, la mission de l’Algérie à New York a entamé d’intenses consultations en vue de préparer la réunion du Conseil de sécurité concernant la décision de la CIJ. Une réunion restreinte a été tenue à la mission algérienne, en présence du représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, ainsi que des représentants de la Palestine et de l’Afrique du Sud.
A l’issue de cette réunion, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, a participé à une réunion d’urgence du Groupe arabe à New York, consacrée à l’examen des mesures pratiques nécessaires à prendre suite à la décision de la CIJ. Lors de cette réunion, l’ambassadeur Bendjama a informé ses homologues du Groupe arabe de l’intention de l’Algérie de convoquer, pour mercredi prochain, une réunion du Conseil de sécurité sur ce sujet.
A cet égard, les ambassadeurs arabes ont exprimé leur appréciation des efforts incessants de l’Algérie pour défendre la cause palestinienne, notamment au sein du Conseil de sécurité, faisant part de leur plein soutien à la proposition de l’Algérie portant tenue de cette réunion. Il a, également, été décidé de soumettre un projet de résolution au Conseil de sécurité à la lumière des développements provenant de La Haye.
Le diplomate algérien poursuit ses consultations avec de nombreux représentants d’Etats, en particulier ceux membres du Conseil de sécurité, afin d’assurer une préparation optimale de cette réunion qui constituera la première pierre d’une série de mesures ultérieures visant à mettre fin aux pratiques de l’occupant sioniste qui se croit, à tort, intouchable et inexpugnable.
Pour rappel, la CIJ a ordonné à l’entité sioniste, vendredi, de garantir en urgence, l’acheminement des aides humanitaires sans obstacles aux profits des habitants de Ghaza, de sanctionner les responsables sionistes incitant à des actes de génocide et de cesser de cibler des civils et des infrastructures de base. Le 29 décembre dernier, l’Afrique du Sud a intenté auprès de la CIJ un procès contre l’entité sioniste pour crimes génocidaires à Ghaza. L’examen de la plainte par la CIJ a eu lieu en deux sciences les 11 et 12 janvier.
En réaction, « l’Algérie a pris connaissance avec intérêt du prononcé de la Cour internationale de Justice à propos de la requête déposée par l’Afrique de Sud en relation avec la commission d’un crime de génocide à Ghaza », a indiqué le communiqué des Affaires étrangères, relevant que « cette décision porte témoignage de la justesse de l’initiative du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a été le tout premier Chef d’Etat à appeler à une saisine massive des instances juridictionnelles internationales de la multiplicité des crimes réprimés par le Droit international humanitaire perpétrés par les forces d’occupation israéliennes à Ghaza ».
« Dans le même sens, l’Algérie renouvelle sa haute appréciation et son soutien à l’Afrique de Sud pour sa saisine de la Cour internationale de Justice qui vient de reconnaître de manière éclatante le bien-fondé de sa démarche », a ajouté la même source.
« L’Algérie considère que le prononcé de la Cour Internationale de Justice annonce le début de la fin de l’ère de l’impunité dont l’occupation israélienne a longtemps tiré bénéfice pour donner libre cours à son oppression du peuple palestinien et à la répression de l’ensemble de ses droits légitimes », souligne le communiqué du MAE, relevant que « l’Algérie prend acte des mesures provisoires ordonnées par la Cour internationale de Justice à propos desquelles l’occupation israélienne doit répondre à la Cour dans un délai d’un mois ».
D’autres pays ont réagi à la décision de la CIJ à l’image de l’Autorité palestinienne, de la Turquie ou encore de l’Afrique du Sud.
Synthèse R.N
