Une dispute à Mdina Jdida a failli se solder par un mort: Cinq ans de réclusion pour deux cousins

Accusés de tentative d’homicide volontaire, B.M., et B.Ch., cousins paternels ont été condamnés par le tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran, ce lundi, à cinq ans de réclusion. Il s’agit d’une dispute entre ces deux derniers et la victime, S.Q., qui a failli se solder par un décès.

Les faits, comme évoqué lors du procès, remontent au 7 novembre 2019, au quartier populaire et populeux de Mdina Jdida, à Oran, où, vers 11h, une violente altercation a éclaté entre S.Q., et les deux prévenus à cause d’un petit espace que ces deux derniers exploitaient dans la vente au noir de vêtements pour femmes, au lieu-dit « sabalat etolba ». La victime, qui réside à proximité de ce lieu en compagnie de sa grand-mère, leur avait déjà au préalable interdit de disposer à ce niveau leur étal car ils gênaient l’entrée à son domicile. Le jour de la dispute, B.M., a commencé à installer comme d’habitude sa table de fortune avant que S.Q., ne s’interpose. B.M., appela alors son cousin à la rescousse et une violente dispute s’engagea entre les protagonistes, au cours de laquelle, B.M., saisit une table pour frapper son adversaire alors que B.Ch., lui porta plusieurs coups de couteau au niveau du ventre, le blessant grièvement. Evacué en urgence, la victime a subi plusieurs interventions chirurgicales.
A la barre, B.Ch., a nié avoir frappé la victime, expliquant qu’il ne l’avait jamais touchée et qu’il était étonné de la voir agiter un couteau. Concernant les déclarations à charge du témoin oculaire, il a expliqué que ce dernier est un ami de la victime et qu’il a fait un faux témoignage. Il a ajouté que S.Q., l’avait provoqué en jetant sa marchandise à terre, pour les forcer à quitter l’endroit. Quant à B.M., il a reconnu l’avoir poignardé qu’une seule fois au ventre, précisant que le couteau était en possession de la victime tout en niant l’implication de son cousin dans cette dispute.
Dans son réquisitoire, le parquet est revenu sur ces faits qualifiés de très graves qui aurait pu coûter la vie à la victime et a requis contre les deux prévenus dix ans de réclusion. Rappelons que lors du premier procès, qui s’était tenu en date du 22 octobre 2022, ils avaient été condamnés à dix ans de réclusion.
Zemmouri. L

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