Retrait de la nationalité : Une « exception », selon Boudjemaa

La commission des affaires juridiques de l’Assemblée populaire nationale a examiné une proposition de modification de la loi sur la nationalité algérienne. Le texte vise à encadrer plus strictement les conditions de retrait de la nationalité, en cas d’atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation, de haute trahison ou de collaboration avec des puissances étrangères.

Le ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, a précisé que cette mesure resterait « exceptionnelle et limitée », applicable uniquement dans des situations graves liées à la sécurité et à l’unité nationale.
Le président de la commission, Abdelkader Toumi, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans un contexte constitutionnel et national visant à renforcer la souveraineté de l’État.
Le député Hicham Safar, auteur de la proposition, a souligné que la nationalité « n’est pas une simple qualité juridique, mais un lien d’appartenance et de responsabilité ». Le texte ne remet pas en cause la double nationalité, mais cible les abus permettant d’échapper aux responsabilités ou de nuire à la sécurité nationale.
Le député a enfin détaillé les actes graves pouvant justifier le retrait : « atteinte à la sécurité et à l’unité de l’État, allégeance à une puissance étrangère au détriment de l’Algérie, collaboration avec des entités hostiles, ou implication dans des groupes terroristes ou subversifs, leur financement ou leur propagande ».
Le retrait serait prononcé par décret présidentiel, après un délai d’avertissement de 60 jours, avec notification au concerné et possibilité de recours.
T. Feriel

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